Par Marek Zielinski
Recherche de Luz Garcia de Zielinski
Jour après jour, des actes héroïques se produisent à l’insu du grand public, derrière les murs des établissements, dont la vocation est d’aider les femmes et leurs enfants victimes de la violence conjugale. Aujourd’hui, nous parlerons d’un sujet douloureux et difficile, malheureusement toujours présent au XXIe siècle. Les récents confinements liés au Covid-19 ont eu pour effet d’accroître le nombre d’appels à l’aide de la part de femmes aux prises avec ce fléau.
Cathy Arseneault œuvre depuis 25 ans dans ce domaine. Les 12 dernières années, elle assure la direction d’une des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, qui offre des services d’accompagnement pour permettre à ces femmes de reprendre le pouvoir sur leur vie.

Multiples visages de la violence conjugale
Cathy et son équipe accueillent de nombreuses femmes à travers le Québec et provenant de toutes les communautés culturelles. Face à un problème déjà complexe, elles doivent affronter des aspects spécifiques liés au fait que les victimes souvent ne parlent pas la langue et évoluent dans une réalité différente. Première étape, cruciale, est d’assurer la sécurité des femmes et des enfants hébergés, pour les accompagner ensuite dans tous les aspects pour reprendre le pouvoir sur leur vie.
Sensibiliser, guider, accompagner
Certaines femmes ne sont pas prêtes à quitter leur foyer pour trouver refuge dans une maison d’hébergement. Elles peuvent bénéficier des services externes, qui incluent : écoute, suivi individuel, aide aux démarches et accompagnement socio juridique. « Notre rôle, souligne Cathy, est d’accompagner ces femmes et de travailler sur les conséquences de la violence conjugale. Si les enfants font partie de l’équation, les intervenantes de la Maison jouent également un rôle de les écouter et soutenir dans leur vécu. Dans le cadre du projet Milieu de travail allié, les maisons du regroupement se rendent disponibles pour former les entreprises pour accompagner les victimes de violence conjugale dans leur milieu de travail. Avoir un emploi et un revenu peut constituer une base solide pour reconstruire des vies brisées par la violence conjugale ».
Archipel Maisons d’hébergement
Cathy voit des miracles se produire tous les jours. Des centaines des femmes ont pu retrouver leur liberté, leur dignité, une vie de paix et de sécurité grâce aux autres femmes, regroupées dans ces véritables îlots de compassion. Les ressources et l’aide sont disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept. « Il ne faut pas hésiter de demander de l’aide auprès de Maisons d’hébergement », insiste Cathy.
SOS violence conjugale, au 1-800-363-9010.


