Le printemps ! Tardif ou hâtif, il est certes la saison la plus espérée de l’année. Les oiseaux en quête de renouveau reviennent de leur migration à grands coups d’ailes. Pour les accueillir, certains créateurs ont bâti de petites cabanes d’oiseaux et les ont accrochées aux arbres en bordure du fleuve Saint-Laurent, à Verdun. Bien qu’elles soient décoratives, elles attirent l’attention et, toutes plus coquettes les unes que les autres, elles contribuent à l’embellissement de notre arrondissement.


Amateur d’ornithologie, cette découverte m’a plu sur le champ ! On a souvent besoin de calme, de paix et de tranquillité et ce ne sont pas sur les réseaux sociaux que nous pourrons nous avouer reposés. D’ailleurs, à faire défiler le fil d’actualité durant des heures, des jours et des semaines, enfin, je retrouve dans le ciel des milliers d’oiseaux qui vont et viennent et ça m’apaise vraiment. Pourtant, l’humain est toujours en quête de sensation forte ou d’éblouissement, mais rien n’agit aussi efficacement sur nous, que les bienfaits de la nature.
Pour ceux et celles qui possèdent une ou plusieurs cabanes d’oiseaux, le grand ménage de celles-ci est dû ! Pour que les nouveaux arrivants se sentent à l’aise et confortables, il en va de soi d’ouvrir et de bien nettoyer l’intérieur de cette chaumière. Les mangeoires d’oiseaux doivent aussi être bien lavées au savon doux et rincées à l’eau claire.
Trop souvent je prends en photo un oiseau qui souffre de la maladie oculaire du roselin familier, aussi appelée conjonctivite à mycoplasme (bactérie parasitaire). L’œil de l’oiseau se met à couler et se referme petit à petit, des croûtes se forment sur la paroi oculaire. Même si certains oiseaux guérissent de cette maladie, la plupart du temps, ils finissent par mourir de faim, d’exposition ou de prédation. Leurs yeux se referment et ils deviennent aveugles.
En image, un beau chardonneret jaune mâle s’est posé sur notre cabanon de la cour arrière. Encore le bec un peu enneigé, Monsieur Chardonneret jaune arborera très bientôt ses couleurs nuptiales. Sa livrée sera alors d’un jaune éclatant muni d’un toupet noir et de ses deux bandes alaires jaune pâles sur ses rémiges noires.
Malheureusement, son œil gauche montre le début d’une conjonctivite du roselin familier. À quand cette pandémie prendra-t-elle fin ? Découverte en 1994 par le projet FeederWatch, elle s’est propagée à plusieurs espèces d’oiseaux sauvages, les gros-becs errants, les roselins pourprés et aux chardonnerets élégants en France, pour ne nommer que ceux-là.
Mario Lefebvre


