C’est un monument de la communauté qui vient de nous quitter. M. Gewurz fut un homme que j’ai beaucoup aimé côtoyer, et son départ m’attriste. Même si parfois (pas très souvent), nous pouvions avoir des divergences, nous arrivions toujours à des ententes.
Il fut un grand visionnaire, un passionné de l’Île-des-Sœurs et de sa communauté. Il était d’une générosité incroyable qui allait bien au-delà de l’aspect public.
Je pense encore au fait que c’est grâce à lui et à son investissement que la paroisse Marguerite-Bourgeoys a pu ériger son clocher.
Une chose que j’ai toujours admiré chez lui, c’est qu’il était un homme de famille et celle-ci fut toujours impliquée dans ses projets. C’est pourquoi malgré son départ, je reste positif, car la vision qu’il avait pour l’Île-des-Soeurs se poursuivra à travers son fils Ilan.
Deux moments magiques que j’ai vécus avec M. Gewurz:
Lors d’une des fêtes de l’Hanouk, il était festif, le cœur léger et simplement heureux du moment présent. Après que j’aie allumé la première chandelle, il m’a pris les bras et il commença à me faire danser en tournant alors que nous étions entourés de la communauté qui dansait autour de nous en formant un grand cercle. C’était vraiment beau.
Le second moment fut lors de l’inauguration de la Place de l’Unité au centre de la Place Elgar. Instigateur du projet, avec la collaboration de Mourad Bendjennet et de M. Légaré, cette place souligne l’aspect que trois communautés religieuses puissent cohabiter dans l’harmonie sous un même toit. Il était tellement fier, et avec raison! C’est une preuve que nous pouvons tous cohabiter ensemble quand nous y mettons notre cœur. S’il y avait davantage de Sam Gewurz dans ce monde, ce monde irait probablement beaucoup mieux.
J’offre mes sincères condoléances à la famille et aux proches, mais particulièrement à sa conjointe et complice de tous les jours, Brenda Urman Gewurz.
בהצלחה, אני חושב עליך.
Jean-François Parenteau


