Celle-ci est l’oeuvre de Marguerite Cheney, qui donnait beaucoup de lumière à la Vierge Marie. La Sainte Vierge Marie qu’elle qualifiait d’objet de culte, et de protection.

Pilier ou superstition pour des gens qui ressentent le besoin d’être protégés.
Qu’à cela ne tienne, c’était ma maman et elle a suscité chez moi, dès mes 9 ans, une telle curiosité aux créations des crèches de toutes origines.
Quelconque samedi de décembre, elle se faisait un plaisir fou, au volant de sa grosse Pontiac, à nous déposer mes amies et moi dans un pèlerinage des églises avoisinantes, jusqu’à la cathédrale aux portes ouvertes pour dévots ou curieux.
Nous devions aller avec le plus grand respect, tuques bien ancrées, scruter le bœuf, l’âne, les rois mages, les p’tits moutons du berger, et curieusement, parfois, le petit
Jésus de cire était déjà arrivé dans son berceau !
Et nous revenions en partageant nos approbations.
Une année, sous les branches piquantes de l’arbre lumineux, j’avais reconnu les poupées de ma grande sœur, déguisées, création de notre costumière Marguerite.
Une autre fin d’année, des silhouettes en papier, grandeur nature, collées sur un mur de notre salle de jeux.
Tout pour entretenir l’émerveillement.
Elles se font rares maintenant sous nos sapins.
Heureusement, dans la nef latérale gauche de notre église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, elle est là, la vraie, tous ses personnages sont en attente du Messie qui apparaîtra en énigme dans son berceau aux alentours de la messe de minuit !
Bienvenue ! Une cure garantie de nostalgie pour les curieux


