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Lundi, 15 juillet 2024

Rose-Marie Barakat-Moussallem, la passion d’aider, d’une rive à l’autre

Par Marek Zielinski
Recherche de LUZ Garcia de Zielinski

Quand il est venu le temps de quitter son pays natal, l’Égypte, Rose-Marie Barakat-Moussallem et son mari ont opté pour le Québec. Du Nil à St-Laurent, d’un fleuve majestueux à l’autre, l’épreuve du voyage et de l’exil a été atténuée par la présence d’un grand cours d’eau, par son calme et sa beauté. Et si on apportait avec soi une parcelle de sa maison perdue ?

Libanaise d’origine mais originaire du Caire, en Égypte, Rose-Marie affiche une foi à toute épreuve. Foi dans la vie, et foi religieuse – l’une découle de l’autre, sans doute. Chez Rose-Marie, croire s’exprime par les actes, par l’action citoyenne et par le désir d’incarner l’esprit christique. En Égypte déjà, Rose-Marie a vite compris qu’elle trouvait son bonheur dans l’aide qu’elle apportait aux autres plutôt que dans les plaisirs éphémères et dans les mondanités. Elle a sillonné les quartiers pauvres du Caire avec la mission de la société St-Vincent-de-Paul pour secourir ceux dans le besoin. La maladie et l’hospitalisation de sa mère lui ont fait découvrir tout un univers qui concentre en soi tant de souffrance et de détresse qu’elle en est bouleversée et décide de consacrer désormais sa vie à la cause humanitaire, en bénévole, sans autre contrepartie que son bonheur de suivre l’exemple du Christ.

Arrivée au Québec en 1982, avec son mari, elle s’établit cinq ans plus tard sur le bord du St-Laurent, à Verdun, qui lui offre ce mélange de vie citadine et quasi-champêtre. Aussitôt installée, Rose-Marie s’implique dans le Réseau Entraide de Verdun, puis dans d’autres organismes comme la Société St-Vincent-de-Paul et au Centre Marcel Giroux. Depuis 2003, elle élargit son action sur l’hôpital de Verdun, où elle accède à la vice-présidence de l’Association de bénévoles. Après avoir œuvré dans tous les services et départements de l’hôpital, Rose-Marie concentre ses efforts sur celui de gériatrie. Durant les années pré-pandémiques, une soixantaine de bénévoles prêtaient la main forte au personnel hospitaliers. Depuis, ce nombre est tombé à une vingtaine et les services doivent se limiter principalement au transport et à l’assistance.

Sans enfants et veuve, Rose-Marie a vendu son condo et a donné ses avoirs à des diverses œuvres de bienfaisance et vit désormais dans un appartement modeste. Son désir d’aider les autres est devenu un choix de vie, soutenu par sa foi. Elle a été durant longtemps membre du Conseil paroissial de pastorale (CPP) de l’Église de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs puis marguillière dans la même paroisse. Plusieurs voyages à l’étranger lui ont permis de participer à la construction d’églises, notamment en Colombie et en République dominicaine.

Aujourd’hui, à l’âge de 83 ans, elle lance un appel aux jeunes pour délaisser la frivolité, le superflu, le fun éphémère et trouver une voie où le spirituel tient une grande place. Faire un don de soi, de son temps, de son énergie aux autres dans le besoin est pour elle la plus noble forme d’être humain. Et être pleinement humain, c’est frôler le divin en soi.

Pour la rubrique Chapeau aux gens et aux lieux de ma communauté

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