Pour de meilleures relations entre la « terre ferme » et les insulaires
Texte et photo Jean-Marc Beaudoin
Anna, ayant bien pris le soin de préparer la salle qui lui était réservée au Centre Elgar de L’Île-des-Sœurs, attendait avec un grand sourire les quelque 20 personnes ayant signifié leur intérêt à participer à la première rencontre des voisin(e)s du 25 février dernier pour cette « Maison citoyenne de Verdun ».

Projecteur installé, chaises en demi-cercle autour de la présentatrice, tables pour le « remue-méninges » prévu entre participants, café, jus et collations, tout était fin prêt à recevoir ses invités.
Préalablement, la Concertation en développement social de Verdun (CDSV) avait procédé à un sondage auprès des citoyens de Verdun sur les liens entre L’Île-des-Sœurs et, selon ses propres mots, la « terre ferme » de Verdun.
Le but de cette rencontre était de divulguer les résultats de ce sondage et de discuter librement et ouvertement de la suite avec les participants présents.

Par sa capacité d’écoute jumelée à son verbe facile et son sourire épanoui, Anna Mundorf a su mener de main de maître cet évènement de bon voisinage.
Le constat ? Sans grandes surprises pour plusieurs, les « insulaires » ont de la difficulté à s’identifier comme Verdunois et, ces derniers, sont indifférents envers les « habitants de l’Île ». D’ailleurs, la totalité des participants, sauf un, étaient résidents de l’île. Si la rencontre avait eu lieu sur la « terre ferme », est-ce que l’inverse aurait été vrai ?
Un point intéressant soulevé par une citoyenne est le fait qu’il n’y a pas d’infrastructure de transport efficace entre Verdun et L’Île-des-Sœurs. En effet, outre l’autobus numéro 12 qui relie Verdun à L’Île-des-Sœurs et dont le terminus est au métro de l’Église, il n’y a aucune autre option de transport en commun. Pour se rendre au Quai 5160 il faut marcher près de 20 minutes à pied depuis la station de métro, par exemple.
Anna Mundorf a su bien résumer les résultats du sondage, soit « Deux mondes », « Méconnaissance » ou « Cohabitation indifférente ».
La dernière partie de la rencontre s’est déroulée sous forme de « speed dating » alors que, durant quatre minutes, deux citoyens présents discutent d’un sujet donné. Ensuite, le locuteur change de correspondant et ainsi de suite, jusqu’à ce que tous les sujets soient épuisés.
Les points discutés étaient plus que variés. « Quel cliché sur L’Île-des-Sœurs aimeriez-vous déconstruire ? » ou « De quoi auriez-vous envie de discuter plus souvent à Verdun ? » ou encore « Est-ce que, d’après vous, les relations entre l’IDS et la terre ferme ont beaucoup changé ces dernières années ? » et « Si on se revoit dans un an, qu’est-ce qui devrait avoir changé entre L’Île-des-Sœurs et la terre ferme ? », par exemple.
Bref, l’objectif de cette « Maison citoyenne de Verdun » est que les citoyens développent, par eux-mêmes, de meilleures relations entre eux, que Verdun et L’Île-des-Sœurs ne soient plus perçus comme deux solitudes, mais comme une communauté tissée (plus) serrée.
Depuis 2000, la Concertation en développement social de Verdun (CDSV) a, pour mission, « de travailler en collaboration et en concertation avec les différentes instances à l’amélioration des conditions de vie, au bien-être de la population et à l’élimination de la pauvreté en tant que projet de société ».
Pour plus d’informations sur la Maison citoyenne de Verdun
Anna Mundorf, agente de mobilisation citoyenne
anna.mundorf@cdsv.org
514-396-5363 poste 2
https://cdsv.org/
Photo : Anna
Bv : Anna Mundorf, de Concertation en développement social de Verdun, a animé la soirée
Photo : participant
Pour cette première rencontre en voisins, les participants étaient en majorité des insulaires.


