Une entrevue d’Angela Lubino

 

L’Île-des-Sœurs est une source d’inspiration pour les artistes qui y résident. À travers trois mots-clés illustrant leur parcours créatif et leur attachement à l’île, découvrez au fil des semaines, nos insulaires de talent. Pour lancer cette série de portraits, la première esquisse est consacrée à l’artiste peintre Patricia Copeland et son univers teinté d’émotions.

 

“Les Fleurs de Copeland”

En 2010, c’est dans la ville de Québec, où elle a vécu pendant plus de 20 ans. Que l’artiste autodidacte franco-canadienne a commencé à peindre. Depuis elle a développé au fil des années trois séries distinctes, dont ses abstractions affichées dans une galerie du Vieux-Québec et à Shanghai.

C’est en 2018 qu’elle entame sa troisième série : Les Fleurs de Copeland, particulièrement réclamée par le grand public. Il s’agit d’une série de toiles illustrant différents champs de fleurs parsemés de bonheur, comme un hommage à la merveilleuse relation tissée entre une mère et sa fille. Et, comme un exutoire au douloureux processus de deuil qu’elle venait d’entamer à la suite du récent décès de sa précieuse maman.

 

Patricia Copeland

L’École Buissonnière (Série: Fleurs de Copeland, 2020), acrylique 30 x 30 pouces

Pointe-Sud

“ Cette nature vient chercher quelque chose de profond en nous ”, dit-elle.

En 2014, lorsque cette amoureuse de la nature et des grands espaces a dû se rapprocher de Montréal, c’est à l’Île-des-Sœurs, plus particulièrement à la Pointe-Sud, qu’elle a trouvé son havre de bonheur.

Le bonheur de courir sereinement, de marcher le long du fleuve, de rejoindre le “ressourçant Boisé”… Et, l’infini bonheur de créer dans son lumineux atelier vue sur le fleuve. “Ça me comble !”

C’est d’ailleurs cette précieuse nature à portée de main… à l’Île, qui lui a permis de préserver son moral pendant les premières semaines du long confinement occasionné par la pandémie de la COVID-19. “ Affectée par le drame vécu par nos aînés et le manque de contact physique avec nos enfants et nos proches, il m’a fallu plus de trois semaines avant de pouvoir retoucher à mes pinceaux !”

Copeland 2

Bienfaisante Africa (Série Abstraite, 2020), acrylique 48 x36 pouces

 

L’amour du beau

Alors que la pandémie que nous vivons encore a ralenti de nombreux secteurs de l’économie, Patricia Copeland n’a jamais autant été sollicitée. Tous confinés à la maison, nombreux sont ceux qui ont eu le goût de donner une âme aux murs de leur foyer. Et, pour le plus grand bonheur de l’artiste, de nouvelles personnes et plusieurs de ses collectionneurs – d’ici et d’ailleurs – ont souhaité s’offrir “ses toiles porte-bonheur”.

Aussi, pour pouvoir mettre en valeur l’envergure et l’énergie de l’ensemble de ses toiles, elle a fait faire une vidéo d’animation à partir d’un décor personnalisé et créé de toutes pièces par ordinateur. Un bijou de technologie réalisé par une firme spécialisée, qu’elle partagera bientôt avec tous ceux qui la suivent sur sa page Facebook (Copeland artiste) et sur son site web (www.copelandartiste.com)

 

Cette entrevue a été réalisée au café-restaurant Gourmand & Co dans lequel vous pourrez en tout temps admirer trois œuvres de Patricia Copeland issues de sa remarquable série, Les Fleurs de Copeland.