Oiseaux de proie – Menace aérienne

Depuis des semaines, les oiseaux habituels dans ma mangeoire ont disparu ! Par temps froid, les oiseaux qui se nourrissent de graines et de noix sont omniprésents chez moi. L’hiver, je nourris les oiseaux avec des graines de tournesol et du suif garni de diverses noix, de cette façon, les oiseaux chanteurs trouvent les graisses nécessaires pour les garder au chaud, essentiel pour survivre. 

Voici quelques oiseaux qui se nourrissent dans mon arrière-cour sur le croissant Foch à Verdun durant la saison froide ;

Cardinal du Nord, mésange à tête noire, junco ardoisé, roselin familier, sittelle à poitrine blanche, rousse, bruant à gorge blanche, pic mineur, pic chevelu, chardonneret jaune, geai bleu, tarin des pins, pour ne nommer que ceux-là.

Au départ, je me suis dit que l’hiver était bel et bien arrivé au Québec, et à mon sens, les oiseaux n’étaient pas prêts à ce changement radical de température, ils doivent donc être cachés dans leurs nids. Les semaines passaient et plus j’apercevais l’épervier de Cooper et le faucon émerillon se percher dans les environs. Cannibales et voraces, ces deux oiseaux de proie sont tous les jours dans le secteur, parfois j’en vois un en avant de chez moi et d’autres fois, c’est par l’arrière qu’ils se pointent.

L’épervier de Cooper est un oiseau de proie de grande taille, pouvant mesurer 50 centimètres de haut et possède une envergure d’ailes de près d’un mètre. Il se perche dans les arbres à une dizaine de mètres de hauteur tout au plus, et guette ses éventuelles proies. Les serres qu’il possède au bout de ses doigts sont longues et pointues pour s’insérer dans la chair des oiseaux, en moins de deux, il les dévore ! 

Le faucon émerillon, qui est de plus petite taille, soit 26 centimètres de hauteur et d’une envergure d’ailes de 60 centimètres, est reconnaissable grâce à ses sourcils blancs. Au faîte d’un sapin ou agrippé aux bourgeons de l’érable, tout en haut trône ce prolifique chasseur. Tous les faucons possèdent deux marques noires au visage que l’on appelle favoris. Il y aurait tant à dire, je dois m’arrêter ici, j’ai au moins trouvé pourquoi les oiseaux se font rares ces derniers jours.

Mario Lefebvre

Faucon émerillon

 Épervier de Cooper

Cardinal du Nord mâle

Junco ardoisé

Bruant à gorge blanche