Photo d’une hutte de castors prise sur le littoral ouest. Ceux-ci font des ravages sur les arbres de l’Île et nécessite une intervention de l’arrondissement de Verdun et au Ministère de l’environnement

Communiqué de L’APRIDS

L’APRIDS demande à l’arrondissement de Verdun et au Ministère de l’environnement d’ajouter
500 arbres aux objectifs de plantation prévus en 2021. Cet ajout vise à compenser la perte
considérable d’arbres dans le Domaine Saint-Paul, lesquels ne peuvent être remplacés à cause
des règles particulières qu’on y applique. Il tient aussi compte de la présence importante du
frêne dans l’ensemble de l’île, dont l’abattage provoque une grande perte de canopée.

L’APRIDS est toujours très préoccupée par les ravages causés à L’Île-des-Sœurs par l’agrile du
frêne et par la réponse des pouvoirs publics. L’APRIDS espère que les plans annoncés pour
remplacer les arbres coupés dans l’ensemble de l’Île-des-Sœurs, en dehors du Domaine Saint-Paul,

seront menés à bien et que les arbres coupés à l’Île auront en principe été remplacés d’ici
la fin de 2021. Selon les données de l’APRIDS, le plan actuel ne prévoit aucun ajout d’arbre. Il
importe de noter également qu’il faudra des décennies pour que les arbres atteignent leur
maturité et que la canopée se rétablisse.

Par ailleurs, les frênes occupent une partie très importante du Domaine Saint-Paul, les ravages
de l’agrile y offrent déjà un spectacle désolant et les coupes prévues dans un proche avenir sont
très inquiétantes. Plusieurs citoyens s’en préoccupent à juste titre.

« L’APRIDS reconnaît que le Domaine Saint-Paul doit être traité comme un milieu écologique
protégé et que les arbres coupés ne peuvent pas y être replantés aussi facilement que dans un
parc municipal ou en bordure de rue. Compte tenu de l’impossibilité de replanter une très
grande partie des arbres abattus dans le boisé, l’APRIDS estime que la ville devrait compenser
ailleurs dans l’Île au moins une partie de cette perte importante de canopée. Il y a des endroits
sur l’île où il serait opportun de procéder à des plantations, notamment dans les parcs, mais
aussi sur les berges de la Pointe-Nord pour réparer les dégâts faits par les castors. » de
mentionner le président de l’APRIDS, Daniel Manseau.

L’APRIDS estime également que le ministère de l’environnement du Québec devrait contribuer à
l’effort supplémentaire requis, compte tenu que c’est lui qui édicte les règles de gestion
écologique du Domaine Saint-Paul.

Par ailleurs l’APRIDS s’interroge sur la rapidité avec laquelle on coupe les arbres dans le
Domaine Saint-Paul. Lors de la séance d’information du 8 septembre dernier, les spécialistes ont
expliqué qu’un arbre atteint par l’agrile et considéré comme irrécupérable devait être coupé le
plus rapidement possible pour protéger les arbres encore sains des environs. Nous comprenons
que cet argument est valable dans les rues et les parcs où on enlève immédiatement les résidus
d’arbres coupés. Mais dans le Domaine Saint-Paul, les branches mortes sont laissées sur place
pour respecter les règles du ministère de l’environnement. Ces branches contaminent
nécessairement les arbres sains plus rapidement. Si cette politique doit absolument être
maintenue, il semblerait indiqué de laisser les arbres debout le plus longtemps possible pour
retarder la détérioration de l’aspect de la forêt, à la condition, bien sûr, qu’ils ne présentent pas
de danger pour les usagers.

Enfin une autre question n’a pas été abordée le 8 septembre et concerne les repousses
naturelles de jeunes frênes dans le Domaine Saint-Paul. L’APRIDS aimerait savoir si la Ville a
l’intention de laisser monter ces jeunes pousses, qui risquent d’être à leur tour contaminées par
l’agrile. Ce scénario entraînera à coup sûr d’autres abattages et qui retarderont encore
longtemps la régénération espérée du boisé.

Février 2021

Association des propriétaires et résidents de L’Île-des-Sœurs
Pour information : Daniel Manseau, président
514-264-8355