M. Mimeault
Photo : Daniel Rochon



Une scène peu commune à L’Île-des-Soeurs : quelques centaines de manifestants, pancartes à la main, ont défilé dans les rues de l’île, dans le cadre de la Grandiose Manif Action, un appel à la mobilisation du Front d’action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU.
Cette manifestation visait à rappeler au gouvernement l’urgence de construire davantage de logements sociaux et abordables. Par cette action symbolique, le FRAPRU a voulu dénoncer la spéculation immobilière et la rareté croissante de logements accessibles, notamment dans les secteurs en développement rapide comme L’Île-des-Sœurs, qui « illustre à la fois les effets de la déconnexion des élites face à la réalité des locataires et de la financiarisation du logement »
L’organisme réclame que les gouvernements provincial et fédéral s’engagent à financer la construction de dizaines de milliers de logements sociaux pour répondre aux besoins criants des familles, des aînés et des personnes à faible revenu.
La manifestation s’est déroulée dans le calme. Pour dénoncer la situation et appuyer leurs revendications, les manifestant·es ont installé des portes, en formant une structure de château de cartes, un élément fragile qui illustre la précarité des locataires, touchés par divers freins en ce qui a trait à l’accès à un logement décent : coût des loyers, rénovictions ou discrimination ; et la solution durable qu’ils réclament : le logement social.
D’abord rassemblés au parc Dan-Hanganu, les manifestants se sont dirigés vers l’édifice où réside le premier ministre Legault, où le groupe s’est arrêté. En guise de conclusion, la porte-parole du FRAPRU a pris son téléphone pour laisser un message collectif au bureau du premier ministre Legault, l’enjoignant à faire du logement social, une vraie priorité.
Dans un contexte où la crise du logement continue de s’aggraver, on peut s’attendre à voir se multiplier les mobilisations citoyennes pour défendre le droit fondamental à un toit. La mobilisation citoyenne ne faiblira pas : partout au Québec, des voix continueront de s’élever pour défendre le droit au logement pour tous.
Quelqu’un a une autre solution ?
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