Texte et photo : Jean-Marc Beaudoin
À l’emploi du Centre d’hébergement Champlain situé sur la rue Crawford à Verdun depuis maintenant 46 ans déjà, Francine Pinard est un cas unique. Comme elle le dit si bien avec un sourire généreux et en ses propres mots, elle a « oublié de partir ».

En effet, depuis le 3 juillet 1979, elle y occupe le poste d’agente administrative. Elle accomplit quotidiennement depuis un peu de tout de la comptabilité aux tâches cléricales qui lui sont assignées.
Initialement à la comptabilité, puis aux installations matérielles et, ensuite, à la direction générale, elle travaille maintenant directement pour le responsable du site.
Francine a vécu trois fusions et un agrandissement durant sa carrière à cet endroit.
À son arrivée, l’institution se nommait Hôpital Champlain, qui était, à l’époque, un CHSLD avec un centre de réadaptation. Lors de l’agrandissement en 1996, elle a vu le nombre de lits doublé, passant de cent à deux cents lits.
Lors de la création de la Fondation Champlain et Manoir-de-Verdun en 1991, elle y travailla un an et demi pour contribuer à sa mise en place.
Pourtant, elle n’était pas destinée à travailler dans un bureau, ça ne l’intéressait pas, point final.
Bien qu’elle détienne un diplôme en arts plastiques et qu’elle ait suivi des cours du soir en bureautique, Francine n’avait jamais prévu de faire du « travail de bureau ».
Originaire de Drummondville, elle a commencé à travailler à l’épicerie familiale avant de devenir secrétaire pour une boutique de téléviseurs.
Autodidacte, elle apprit ainsi la dactylo et la comptabilité. Francine a également travaillé sur un programme visant l’amélioration des quartiers pour la Ville de Drummondville.
Bon an mal an, elle accumula une solide expérience en administration.
Travaillant à Varennes, son époux avait besoin de se rapprocher de son lieu de travail. Ils ont, conjointement, décidé de s’établir à Longueuil.
Une fois à Longueuil, elle obtient un emploi pour la Ville de Longueuil. Puis, elle postule au Centre d’hébergement Champlain. Forte de son expérience, elle est embauchée.
De plus, elle y a trouvé non seulement un emploi, mais une grande famille où elle est heureuse depuis.
Doyenne et référence établie pour tous les autres employés avec le temps, elle se plait à dire qu’elle est devenue, en quelque sorte, la maman de tous.
Comme elle ne se voit aucunement à la maison à ne rien faire et qu’il faut que ça bouge, le mot « retraite » ne fait pas partie de son vocabulaire.


