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Lundi, 12 janvier 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
NOUVELLES

L’exotisme du sumac

Sumac vinaigrier
Rhus typhina
Sumach

Règne des plantes
Famille des anacardiaceae

Texte et photos de Mario Lefebvre

Voici un arbuste bien de chez nous, il est au vu et au su de toutes et de tous, le sumac, communément appelé vinaigrier. Cet arbrisseau est limitrophe aux rives du Saint-Laurent s’est répandu au fil des années comme une traînée de poudre parmi les autres végétaux. Désormais, le sumac est une espèce de plante que l’on voit fréquemment aux bords des routes, sur les terres en friche et aux abords des cours d’eau. Les rhizomes et les graines du sumac se répandent facilement, si bien qu’ils peuvent devenir un envahisseur. Il en existe une espèce non envahissante qui peut être plantée dans vos plates-bandes, le cultivar « tiger eyes ». 

             Des branches panachées, tel un bonsaï : est-ce un arbre exotique ?

Hier encore, je ne connaissais pas les bienfaits de ces végétaux si abondants au Québec et dans nos régions urbaines. C’est à l’occasion d’un souper familial chez mon garçon, qu’il m’a fait découvrir, dans un de ses plats, cette épice : le sumac. Celui-ci, aussi appelé le vinaigrier, comporte une tige principale qui se divise en deux pour former des branches et se subdivise encore jusqu’à la cime. Au bout de ses branches sont attachées de grandes feuilles pennées finement découpées qui ressemblent un peu aux feuilles de palmier. Au milieu de l’été, sur le sommet de ses branches, poussent des épis rougeâtres composés de plusieurs grains poilus que l’on appelle drupe. C’est à partir de ces fruits que l’on fait une limonade acidulée, de là son nom de vinaigrier. 

Dagwaagin (Automne)
Tandis que le sumac veille sur les rayons déclinants du soleil
Emmenant « quelques amis » faire de la place pour Dagwaagin
Debout, seul, dans une mer de vert
Le sumac annonce le changement de saison
Et comme un feu de forêt artistique
Est le premier d’une palette de vibrations chromatiques

Shawn Aigle Blanc (septembre 2013)

Entre eux, une carouge à épaulettes et deux tyrans tritri.

L’automne, ses feuilles en forme de fronde rougissent et jaunissent comme celles des grands arbres caducs. Sa modeste hauteur de deux à cinq mètres colore la basse végétation et contribue au mariage des autres couleurs automnales. Ses fruits persistent tout l’hiver durant, les oiseaux sont friands de cette denrée riche et rare à la fois en cette période rude de l’année. Ces grappes rouges tomberont au printemps et feront place aux autres fruits qui prendront la relève.

Et ainsi de suite… Plusieurs oiseaux viendront se percher à nouveau sur les cônes du vinaigrier, tantôt pour gober moucherons et éphémères ou se délecter de l’abondance de ses fruits.

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