Un texte de Céline-Audrey Beauregard

Je suis enseignante. Or, si vous prenez mes propos hors contexte, il se peut que vous souhaitiez me juger, demander mon renvoi ou pire.

Permettez-moi de vous partager la définition du Larousse du mot bienveillance:

« Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui. »

Je ne sais pas quelle interprétation de cette définition vous faites, mais voici la mienne dans le cadre de mon travail :

Je fais mon métier avec une intention de nourrir l’esprit citoyen et l’esprit critique. J’ai des biais, des préjugés et des privilèges et ne vais jamais le nier. J’en parle même ouvertement avec les jeunes.

Mon objectif c’est que mes élèves développent leurs connaissances d’eux-mêmes, des autres, dont toi et tous les êtres humains de la planète. Ceci n’est pas une mission facile puisqu’il y a une panoplie d’informations à divulguer et une multitude d’opinions derrière celles-ci. Je prends au sérieux mon rôle de présenter toutes les facettes que je connais. Je ne les connais pas toutes malheureusement et j’en suis consciente. Avec les années, j’en découvre de plus en plus et j’adapte mon enseignement. Je peux le faire grâce à mes amis, ma famille, mes collègues et d’autres personnes qui me font cheminer et qui font de moi la meilleure version de moi-même.

Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui enrichissent mon enseignement.

Je fais tout en mon possible, avec mes moyens et avec tout mon cœur.

Je suis solidaire avec les enseignants qui font comme moi. Je vais continuer d’enrichir l’éducation de mes élèves en utilisant les termes dans leur bon contexte tout en alimentant leur questionnement. Je ne souhaite pas me censurer par contre.

J’invite toute personne (élèves, parents, collègue, ami) qui serait dérangée par mes propos à me le dire et je pourrai ainsi m’excuser, rappeler mes intentions, prendre du recul et nous pourrons grandir ENSEMBLE.

Je partage aussi la page de Passeport Santé qui présente bien, à mon avis, la bienveillance.