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Verdun
mardi, mai 11, 2021

Balade printanière

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Yves d'Avignon
Yves d'Avignon
Journaliste de formation... En 44 années, je suis passé de commis à la rédaction à ce poste de "dispatcher" comme dirait mon employeur immédiat d'aujourd'hui, donc d'un quotidien papier à ce média hyper local verdunois. La fierté se lit dans la salle d'ExploreVerdunIDS.com

Un billet de Jean-Guy Marceau

Derrière les portes de chaque maison se cachent des vies, des silences, des rires, des pleurs et des histoires. J’aime me balader dans mon quartier à la brunante. Lorsque cela est permis, je me promène dans les rues et les ruelles de Verdun. Vers 20 heures, les gens allument les lumières et exposent sans le savoir, bien malgré eux, l’intérieur de leur demeure. Je regarde à travers les fenêtres vivre ces cellules familiales actives, j’espionne discrètement tout en marchant. Les rideaux sont encore ouverts et permettent aux voyeurs de se faire plein de scénarios.

Couchers de soleil printaniers qui explorent toutes la gamme des couleurs. Les arbres sont soudain dorés, peints par les rayons timides et puissants du soleil couchant. J’assiste à la naissance de la vie, le retour de la nature, les verts tendres du feuillage, la brise fraiche qui court sur toutes les peaux, les oiseaux qui façonnent leur nid, les gens qui sortent leur bermuda, le festival des pique-niques, la ville est en fête, même confinée, elle exerce son droit au bonheur et profite de la saison nouvelle pour se faire une beauté. Les rues sont nettoyées, les commerces trépignent d’impatience, attendent le Go de Legault. Aurons-nous une vie prochainement ?  J’aime à penser que oui.

Ma ballade me mène chez Bouboule, une crème glacée s’impose. Un délice coupable. Il fait beau, le couvre-feu est prolongé, le temps est bon. Doux printemps qui est au rendez-vous, comme à chaque année, inconscient du bonheur qu’il nous procure. Un mois de mai échevelé et imprévisible, doux amer. Je passe devant la librairie de Verdun, j’ai hâte de me procurer le dernier roman de Zack McDermott, Le Gorille et l’Oiseau, il paraît que c’est excellent… Je reviens chez-moi, dans mon quartier, la nuit s’installe vraiment, le temps se rafraichit et laisse en suspend comme des zones de turbulence dans l’air, comme la fièvre du printemps, un goût légitime de liberté.

Illustration: Claudia Mandl

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