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Jeudi, 15 janvier 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
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Andréanne Martin du Club de tennis Île-des-Sœurs est au RAV

Texte et photographies Carole Pelletier

Ce jeudi 22 mai 2025, le Réseau Affaires Verdun recevait Andréanne Martin, une figure bien connue du tennis québécois et canadien sur le circuit. 

Andréanne a commencé sa carrière comme joueuse, pour passer à entraîneur, et entraîneur-chef, métier qu’elle a occupé à temps plein pendant 25 ans. Comme elle l’indiquait elle-même, c’est un travail très exigeant sur le plan physique. 

Quand le poste de directrice développement régional s’est libéré à Tennis Québec, elle a fait le saut du côté gestion, pour ensuite devenir directrice générale de l’organisme, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2024. Mais l’appel du milieu des clubs était trop fort et, quand, le poste de directrice générale du Club de tennis Île-des-Sœurs est devenu disponible, c’est avec joie qu’elle est revenue sur l’Île où elle avait passé 15 belles années, de 2001 à 2016 à titre d’entraîneur-chef des équipes féminines compétitives pour adultes.

Mais, qu’est-ce le Club de tennis Île-des-Sœurs ? Établi depuis 1971 sur le Chemin du Golf à l’Île, le Club possède aujourd’hui le plus grand espace de tennis intérieur en Amérique avec ses 20 courts, dont 6 sur terre battue. Il a constamment évolué en agrandissant son espace de jeu, en changeant sa vocation (abandon du squash et du badminton), en offrant plus de services (surface de terre battue, restaurant, Gym Espace Forme, etc.) pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Puis, en 2020, la pandémie est arrivée. Plusieurs clubs de tennis ont dû fermer leurs portes, confrontés à une cessation de leurs activités pendant des semaines. Le Club de l’Île a aussi été affecté, mais a tenu bon.

Quels sont les défis auxquels il fait face aujourd’hui ? Ils sont de plusieurs ordres :

  • Longtemps, le tennis a été un sport intérieur offert par le privé. Maintenant, le public s’implique en offrant des subventions pour les terrains extérieurs qui peuvent ajouter des dômes ou des bulles pour les rendre disponibles à l’année ;
  • Les sports émergents, comme le pickleball qui requiert seulement le quart de la surface d’un terrain de tennis, et le padel, moins connu au Québec, qui exige 30 % de celle-ci, grugent sur la clientèle du tennis. Mais, le Club en haute saison jouit d’un taux d’occupation de 85 % — dont 100 % durant les heures de grande affluence — et ce, même avec un horaire quotidien allant de 6 heures à 23 heures ;
  • Les changements climatiques allongent la saison estivale ; les terrains extérieurs peuvent de plus en plus être utilisés d’avril à la mi-novembre, ce qui réduit l’achalandage pour les terrains intérieurs. Il est agréable de jouer à l’extérieur et c’est aussi beaucoup moins coûteux ; ce sont des revenus en moins ;
  • Le développement durable… eh, oui, saviez-vous qu’une balle de tennis prend 400 ans à s’autodétruire ? Le Club ne les met pas à la poubelle. Que fait-on donc avec les balles qui ne servent plus ? On les donne entre autres pour coussiner les pattes de chaises et de tables dans les écoles. On paie aussi pour les faire déchiqueter ; le caoutchouc qu’on en extrait est utilisé pour refaire des surfaces d’aires de jeu. Le Club vient tout juste d’en faire détruire 25 000 !

Andréanne demeure très positive face à ces défis. Le tennis s’inscrit très bien dans un mode de vie actif et en santé mais aussi dans une vie sociale. Elle continue à jouer au tennis dans les catégories maîtres (50 ans et plus) et totalise 18 titres canadiens.

Pour en savoir plus sur le Club de tennis Île-des-Sœurs : https://www.tennis-ids.com/

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