Texte Marek Zielinski
Recherche Luz Garcia de Zielinski
Photo : Courtoisie
On ne rencontre pas Alain Richard comme n’importe quelle autre personne. On le reçoit en pleine face, en plein cœur – et on a du mal à s’en remettre! Il est arrivé en long manteau noir, avec de la neige sur les épaules – et nous a fait oublier le froid glacial du dehors avec un sourire.



Depuis peu, il fait partie de notre grande et belle famille d’Explore. Il est notre ambassadeur auprès des commerçants de l’arrondissement. Il effectue avec nous un retour vers une carrière ancienne au sein du Messager de Verdun. Se renouveler et ne jamais fermer une porte – n’est-ce pas un signe de jeunesse!
Un coup de pinceau pour un monde meilleur
Charmeur, éloquent, il est de ceux qui peuvent vendre de la glace aux Esquimaux – celle de cette année avec une option pour celle des hivers à venir! Il est difficile de croire que cette activité n’est qu’un passe-temps pour lui : son métier principal, celui du peintre en bâtiment, le tient pas mal occupé, mais, visiblement, il trouve encore du temps pour s’impliquer dans des causes qui lui tiennent à cœur, comme faire du bénévolat auprès des patients de l’oncologie. Et il a un cœur énorme! Ce qu’il fait – embellir les murs de maisons et d’appartements – résume bien le personnage : partout où il passe, le monde est plus beau, plus accueillant, plus chaleureux. La sagesse populaire affirme qu’un travail qu’on aime faire, n’est pas un travail.
Pour Alain, il l’est encore moins car il l’effectue épaulé par sa famille : ses deux fils, Patrice et Félix, croisent leurs pinceaux et rouleaux avec lui dans une ambiance qu’il décrit lui-même comme joyeuse et bon enfant, où les blagues et rires jaillissent sans cesse. Chanceux!
L’ainé de la fratrie, François, s’occupe des communications dans une firme d’avocats. Il y a le quatrième mousquetaire, Maxime, un jeune passionné de la boxe reçu en famille d’accueil et dont nous avons dressé le portrait en 2022 dans nos pages (en voici le lien – Maxime). Un épisode de sa vie en dit long sur sa philosophie : il a fait l’école de l’humour, promotion 1996. Même s’il n’a pas poursuivi cette carrière, l’humour est omniprésent chez lui – le nombre des fois que nous avons éclaté de rire durant l’entrevue en est la preuve!
Écouter et voir du country
Excusez le mauvais jeu de mots en franglais, mais il s’imposait! En mélomane averti, Alain est un historien amateur de la musique country d’ici et des États-Unis. Ses connaissances sont tout simplement intimidantes et une fois lancé, il est intarissable sur ce sujet. Les années 40 et 50 l’inspirent tout particulièrement. En fier Madelinot (même s’il est né à Verdun), Alain sait tout ou presque sur les chanteurs de cette île natale de ses parents. Lui-même gratte un peu la guitare et chante, une passion qu’il a transmise à Félix, le benjamin de ses enfants, même si ce dernier penche plutôt du côté de la musique manouche.
Après avoir écouté, Alain parcourt le country (je récidive, mais j’assume!), accompagné de Marie-Lyne, sa conjointe, une grande voyageuse elle-même. De retour de l’Arizona, ils s’apprêtent à visiter les Rocheuses dans l’Ouest du pays. Alain aime l’aventure et les défis, qu’il affronte avec une foi qu’il tient de sa mère, qui est décédée il y a quelques années déjà, mais qui garde un œil sur son garçon dans toutes ses entreprises. Une foi si profonde et discrète en même temps est un vrai cadeau et un outil qui permet de tout affronter en confiance.
Alain a vaincu une maladie et autres défis de la vie, entouré des siens : ses fils et une ribambelle de petits-enfants. Il est plein de projets et d’énergie pour les réaliser. Il rend le monde plus beau et meilleur un coup de pinceau à la fois. Si jamais vous voulez bénéficier de son expertise ou si, plus prosaïquement, vos murs ont tout simplement besoin d’un peu de couleur, contactez-le au 514-980-3878 ou au richardalain993@gmail.com
La planète a besoin du monde comme Alain pour aller mieux. Et la bonne nouvelle est que des gens comme lui, il y en a beaucoup, il faut juste prendre le temps de les écouter, de se laisser emporter par leur fougue, teintée d’un brin de folie douce – c’est faire le plein de leur humanité.


