Revue de presse, Notre Réseau ici médias – le 17 décembre 2020

“Si nous avons oublié des restaurateurs, ils peuvent nous appeler “

– Sébastien Daoust, propriétaire du Vignoble Les Bacchantes

Marc-André Couillard

Depuis la fermeture des salles à manger en raison de la pandémie de COVID-19, plusieurs restaurateurs en arrachent. Sébastien Daoust, propriétaire du Vignoble Les Bacchantes, à Hemmingford, a décidé d’appuyer les commerçants en offrant à ceux-ci qui tiennent ses vins de leur racheter les bouteilles qu’ils ont en stock.

Au total, M. Daoust a repris 30 caisses, soit 20 caisses de son vin blanc B1 et 10 caisses de son rouge R1, auprès de huit restaurateurs, depuis le mois de septembre, mais principalement en novembre.

« Un premier restaurateur nous a demandé si nous pouvions reprendre nos vins, au mois de septembre. Il avait lu que nous tombions en rupture de stock dans nos autres points de vente », explique M. Daoust.

On retrouve les vins du Vignoble Les Bacchantes à Montréal et Québec, mais aussi à Trois-Rivières, sur la Rive-Sud, sur la Rive-Nord et même à Rimouski.

« Un de mes clients avait trois caisses de vin. Ça fait environ 400 $. Ce n’est pas la mère à boire, mais ça leur fait des liquidités de plus, dit M. Daoust. Si ça peut les aider pendant une semaine… Ça va prendre un paquet de petites solutions individuelles pour les aider. De notre côté, on ne peut pas faire plus que ça. »

« Il n’y a pas de coût financier à faire ça, dit-il humblement. Je ne suis pas Mère Teresa. C’est juste un transfert. C’est juste d’aller les chercher dans les bars et les restaurants. On en a profité en allant faire des livraisons dans ces coins-là. »

Liquidités

Ce coup de pouce permet aux restaurateurs d’avoir accès à des liquidités. D’un autre côté, comme le vignoble a connu une année exceptionnelle, son inventaire était pratiquement écoulé. Ainsi, M. Daoust peut redistribuer ses vins qui ne sont pas vendus dans les restaurants vers d’autres points de vente, comme les épiceries fines.

« Il faut donner un petit coup de main aux restaurateurs, affirme M. Daoust. C’est tout du bien bon monde qui essaie d’arriver. Comme nous, ça leur prend des années pour être rentable. On partage beaucoup de points en commun. »

Bacchantes-Daoust

Photo Coup d’œil – Le Vignoble Les Bacchantes, propriété de Sébastien Daoust, compte 10 hectares de vignes.

Bonne année

Daoust a connu une année 2020 exceptionnelle en termes de ventes de ses vins. C’est cette situation avantageuse qui lui permet d’offrir aux restaurateurs de leur racheter ses vins.

« Quand je regardais mon entrepôt l’année passée, à pareille date, j’avais encore du vin de 2017 et 2018. J’étais plein à craquer et j’avais le millésime 2019 dans mes cuves », raconte-t-il.

À l’été 2019, M. Daoust a procédé à une refonte complète de l’image de ses produits et des logos. Cette nouvelle facture visuelle a fait son apparition en décembre 2019 et a connu beaucoup de succès.

« Avec la COVID, il y a beaucoup d’épiciers qui ont fait une demande de permis de vente d’alcool et qui voulaient nos produits », ajoute M. Daoust.

Tout cela a fait de sorte qu’au cours des derniers mois, M. Daoust a écoulé tous ses vins 2017, 2018 et 2019.

« On a manqué de stock en plein milieu de la saison, dit-il. C’était la première année qu’on avait des gens qui nous appelaient en plein milieu de semaine pour passer à la boutique du vignoble. »

Daoust pense produire environ 25 000 bouteilles avec son millésime 2020, mais cela ne sera pas suffisant.

« Nous allons faire plus de bouteilles qu’en 2019, mais ça ne sera pas assez pour fournir tout le monde, la SAQ, les boutiques spécialisées et la boutique du vignoble », annonce-t-il.