Entrevue avec David Blondot, nouveau président du conseil d’administration de la Fondation Santé Urbaine
Collaboration spéciale
Quand David Blondot parle de la Fondation Santé Urbaine, sa voix s’anime instantanément. Il y a le sérieux du leader, bien sûr, mais aussi quelque chose de profondément humain, et une conviction que la santé est l’affaire de toutes et tous, et que la philanthropie peut — et doit — jouer un rôle déterminant pour aller plus loin.
Tout juste nommé président du conseil d’administration de la Fondation Santé Urbaine, David Blondot arrive à la tête d’une organisation en pleine croissance, solidement enracinée dans sa communauté. Une fondation qui soutient, jour après jour, l’Hôpital de Verdun, l’Hôpital Notre-Dame, les CLSC et les CHSLD du territoire du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
Une fondation bien ancrée à Verdun
« Verdun, c’est un milieu extrêmement mobilisé. Les gens sont fiers de leur hôpital, et ils ont raison, on y trouve un sentiment de communauté que je n’ai jamais vu ailleurs », souligne d’emblée David. « L’Hôpital de Verdun joue un rôle essentiel dans la vie du quartier, et la Fondation est là pour amplifier son impact. »
Cette proximité se traduit par plusieurs projets concrets : l’achat d’équipements médicaux de pointe dans le nouveau pavillon de l’Hôpital de Verdun, la modernisation de certaines unités de l’ancien bâtiment, et le soutien constant aux équipes soignantes qui, chaque jour, prennent soin de la communauté.
« On a des équipes extraordinaires au CIUSSS. Des personnes engagées, créatives, passionnées. Souvent, elles ont des idées pour faire plus, pour faire mieux, mais les moyens ne suivent pas toujours. C’est là que la Fondation entre en jeu. »
La philanthropie en santé : essentielle, plus que jamais
Pour David, l’importance de la philanthropie en santé repose sur deux réalités incontournables.
« D’abord, oui, les soins de santé sont couverts par le gouvernement. Mais les budgets sont limités. La philanthropie permet d’aller au-delà du strict nécessaire. Elle permet d’innover, d’humaniser, d’améliorer concrètement les soins. »
Mais il y a aussi un deuxième volet, souvent moins visible, que la Fondation Santé Urbaine connaît intimement.
« Le réseau a malheureusement des angles morts. Avec notre Fonds d’aide à la population, on voit passer des demandes d’aide bouleversantes, mais essentielles. »

Il évoque ces réalités avec beaucoup de respect : une personne en attente d’une chirurgie à la vessie qui a besoin de sous-vêtements d’incontinence — quelque chose qui peut coûter des centaines de dollars par mois et sans quoi il devient impossible de travailler ou de maintenir une vie active. Des nouveau-nés qui ont besoin de lait spécialisé en raison d’allergies graves. Des marchettes, des fauteuils roulants, des équipements de maintien à domicile.
« Ces aides permettent à des personnes de demeurer chez elles, en sécurité, plutôt que d’être hospitalisées ou placées en CHSLD. Chaque année, grâce à la générosité de nos donateurs et donatrices, nous aidons plusieurs centaines de personnes. Mais les besoins augmentent, et ils dépassent encore nos capacités. »
Une fondation tournée vers l’avenir
La Fondation Santé Urbaine est aujourd’hui à un moment charnière de son développement. Les projets soutenus sont de plus en plus nombreux, mais aussi de plus en plus complexes.
« La Fondation grandit parce que les besoins grandissent. Et pour y répondre, nous devons élargir notre réseau, mobiliser davantage les entreprises du territoire, de l’Île-des-Sœurs jusqu’au Plateau, et favoriser la participation de toutes et tous. »
Pour David, les entreprises ont un rôle clé à jouer. « S’engager avec la Fondation, c’est investir directement dans la santé de sa communauté. C’est un partenariat porteur de sens, qui a un impact réel, mesurable, humain. »
Une fierté collective à cultiver
En prenant la présidence du conseil d’administration, David souhaite avant tout renforcer ce lien de fierté entre la Fondation, l’Hôpital de Verdun et la population.
« J’aimerais que les gens de Verdun se reconnaissent dans leur Fondation. Qu’ils se disent : c’est notre hôpital, c’est notre fondation, et ensemble, on fait une vraie différence. »
À l’écouter, une chose est claire : sous sa présidence, la Fondation Santé Urbaine continuera de grandir, sans jamais perdre ce qui fait sa force depuis le début : la proximité, l’écoute, et le cœur au centre de chaque décision.
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