Billet de Jean-Guy Marceau
Ah les Jeux olympiques! Ce moment magique où l’on se découvre une passion soudaine pour le curling, le skeleton, le short-track…c’est fini là, on passe à autre chose, on se revoit en 2030. Malgré une défaite de l’équipe masculine de hockey, et quelques autres, il nous reste en tête de magnifiques images sportives, la rencontre avec l’excellence, l’élite.

On aurait pu faire mieux, certains (nes) l’ont fait. Bref, pour ceux et celles qui restaient au pays, les champions du déneigement avec coefficient de difficultés 3,7 et les médaillés du café du matin, l’hiver c’est un sport à part entière. Entre pelleter 100 kg de neige et patiner jusqu’à la station de métro sur le trottoir glacé, on pourrait facilement faire partie de l’équipe nationale du « slalom urbain involontaire »
Mais on le sait, tout a une fin, même les bancs de neige ( vers juin, si on est chanceux) même les poutines de minuit…et oui…même le sirop d’érable. Ce moment tragique où la bouteille se vide au moment où l’on sort les crêpes, C’est le vrai test du patriotisme: est-on assez fort pour continuer avec la mélasse ?
Par chance, certaines activités urbaines nous offrent de belles propositions. La 14e édition de la Cabane Panache arrive en ville, elle se tiendra du 19 au 22 mars sur la Well et sur les terrains de l’église Notre-Dame-des-Sept- Saveurs ( pardon douleurs) Un festival qui nous invite à célébrer la fin de l’hiver et le retour du printemps que l’on souhaite hâtif évidemment. J’aime bien cette activité ludique, un incontournable pour les résidents du grand Sud-Ouest. Une foule de tous âges, animée qui a le cœur à la fête. Plein de jeunes familles qui pataugent dans le sol détrempé, les enfants sautent dans l’eau bourbeuse, c’est le bonheur!
La tire attire.
En plein milieu de l’hiver, après le chocolat de Cupidon, le sirop de Roméo. Passer à travers l’hiver québécois tient du biathlon, on a besoin de se réchauffer le coeur avec de la douceur et de l’amour, câlins, bisous et sucreries. Même si le bonhomme hiver n’a pas dit son dernier mot, il est bon de constater qu’on a un pied dans le printemps et la bouche gourmande. Le centre-ville de Verdun soulève beaucoup d’intérêt lors de cet événement. Les responsables et plusieurs marchands facilitent la chose et ravivent notre sentiment d’appartenance à cette communauté si singulière. Le coeur de notre arrondissement vit au rythme de la bonne humeur, de la bouffe, du spectacle et de la fête.
Bon mini-festival des sucres à tous et toutes


