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Vendredi, 28 août 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
NOUVELLES

On vise le cochonnet!

Texte Marek Zielinski
Recherche Luz Garcia de Zielinski

C’est fascinant ce qu’un jardin, même minuscule, peut procurer comme paix et joie. Et si en plus l’hôtesse qui vous y reçoit est généreuse et accueillante, alors on se croirait au paradis perdu. Quand Louise Valiquette nous a conviés à prendre un verre de rafraîchissement dans sa cour, le temps d’une entrevue dont le présent article est le fruit, les portes de son jardin se sont entrouvertes, la chaleur est tombé instantanément de quelques degrés et tout s’est mis en place pour un échange amical. Même les nains somnolents nous regardent d’un œil alerte – ils veulent apprendre sur la vie de celle qui arrose leur habitat chaque matin!

Une meneuse passionnée

Louise nous montre d’emblée une photo d’elle enfant, lors de la première communion. Le temps a passé, mais le regard, espiègle et serein à la fois, est resté le même. En la voyant en chair et en os devant nous et en y supposant sa photo, un sentiment puissant s’empare de nous : nous sommes témoins des années qui se sont écoulées, une vie entière. Comment la raconter en quelques mots? La tâche semble impossible, jamais vraiment réussie, mais l’exercice en vaut la peine. Nous aimions tous de bonnes histoires, et celle de Louise est inspirante.

Née dans l’est de la ville, Louise devient Verdunoise à l’âge d’un an et demi. Sa maman, qui, elle, est Verdunoise de naissance, fait ainsi un retour à la maison pour ne plus jamais répartir. Ses talents d’organisatrice et de leader se manifestent rapidement, notamment au sein de Steinberg, une chaîne d’épicerie, où elle commence comme caissière pour gravir les échelons et devenir caissière en chef, avec plus d’une cinquantaine d’employés à gérer. Après un passage dans le secteur de la vente automobile, Louise passe à l’immobilier, où elle reste jusqu’à sa retraite à l’âge de 68 ans. Depuis, elle a mis ses talents au service des autres, pour les faire bouger et sortir de la solitude. 

Du Sud au Nord

La pétanque évoque pour nous le Sud de la France, les hommes en bras de chemise qui se passionnent pour ce jeu, pourtant si calme, en sirotant des pastis. Québec semble avoir adopté cette activité, mais à sa manière : ici, les femmes sont majoritaires, et le pastis est absent. L’ambiance est aussi moins passionnée, plus conviviale, amicale – gagner n’est pas le but ultime. Participer, partager un moment entre amis – voilà ce qui compte et motive les joueurs. Louise s’est impliquée très tôt, aux côtés d’une autre Louise, Lacombe de son nom, une vraie pionnière de ce sport à Verdun. Aujourd’hui, 36 joueurs constituent le team Verdun qui s’exerce sur le beau terrain situé à la jonction de Wellington et du boulevard Lasalle, sous de vieux arbres qui offrent une oasis de fraîcheur en ces chaudes journées d’été. Louise veille à ce que tout se passe bien; elle intervient auprès de la Mairie pour le soutien logistique (ex : table de piquenique) et organise des jeux thématiques, comme Halloween. Ceci est possible car les pétanqueurs investissent le Centre Marcel-Giroux à la fin de la saison estivale, prolongeant ainsi la pratique de leur passe-temps favori. Les activités extérieures prendront fin le 24 août prochain lors du piquenique annuel, auquel tous sont conviés – pour lancer les boules ou pour applaudir les champions. 

La pétanque est un sport pour tous âges – l’une des anciennes participantes a pratiquement fêté ses 97 ans sur le terrain (Le Livre des records Guinness – où es-tu quand on a besoin de toi?). La saison dure désormais toute l’année grâce au partenariat avec le Centre Marcel-Giroux. On peut y pratiquer le baseball-poche et la pétanque-atout à l’abri des intempéries. Louise en assure le bon fonctionnement avec son amie Francine Caouette. Interrogée sur son désir d’implication sociale, Louise évoque sa tante Simone, un vrai noyau de la famille qui lui a inculqué cette passion. Dans son temps libre, ménagé parmi ses nombreuses activités, Louise aime la lecture, surtout les romans de Danielle Steel – elle doit se reconnaître dans ses personnages féminins forts et indépendants. 

Nous laissons les nains la bouche-bée – ils verront Louise d’un œil désormais admiratif.

centre-communautaire-marcel-giroux

Une journée dans la vide Louise Valiquette :

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