
Chris Martin du groupe Coldplay pourrait-il prêter ses caméras ultraperformantes et ses écrans géants, le temps d’une soirée, afin que l’on puisse les fixer sur la scène de l’Orchestre métropolitain, juste pour capter tout le bonheur contagieux, qui émane du lumineux maestro Yannick Nézet-Séguin lorsqu’il dirige l’Orchestre Métropolitain ? Ce bonheur, palpable, infini, est le spectacle à l’intérieur du spectacle. Quel privilège que de regarder le maestro à l’œuvre !
Ce concert marquant le 150e anniversaire de l’arrondissement avait tout pour être parfait, et il l’a été. Il soulignait le grand retour du maestro à L’Île-des-Sœurs après six ans d’absence, entouré des musiciens de l’Orchestre métropolitain, dont la présence sur scène était tout simplement remarquable. Leur virtuosité, leur sensibilité et leur cohésion ont porté chaque note, transformant la soirée en une expérience inoubliable.
Et comme si la musique ne suffisait pas, la météo elle-même s’est mise au diapason : ciel limpide, température idéale, une douce lumière dorée qui s’éteignait tranquillement sur le parc de L’Île-des-Sœurs, en bordure du majestueux fleuve Saint-Laurent. Une foule émue, attentive, émerveillée, plus de 5 000 personnes, a savouré chaque instant, dans un rare sentiment d’unité et de plénitude.
Yannick Nézet-Séguin et tous les musiciens de l’Orchestre Métropolitain : merci du fond du cœur pour ces 90 minutes d’harmonie, d’émerveillement et de beauté. Vous avez non seulement célébré les 150 ans de Verdun… vous les avez magnifiés.





