Paruline rayée
Setophaga striata
Blackpoll warbler
Le mois de mai, c’est le festival de la paruline, puisque j’ai eu la chance de découvrir et de photographier encore une fois une nouvelle espèce, la prime coche. Cette fois-ci, la paruline rayée est venue folâtrer dans les cèdres de ma cour arrière pour se nourrir. La paruline rayée est striée sur tout le corps de noir et de blanc. Un peu de grisâtres sur ses plumes primaires, sa calotte est noire et ses joues sont blanches, deux barres alaires blanches sont visibles sur ses flancs. Sa coloration ressemble à celle d’une mésange à tête noire. Le blanc, sous sa queue et sa poitrine striée de noir, permet d’éviter la confusion avec d’autres espèces encore plus rares.

L’automne, on peut confondre la paruline rayée avec la paruline à poitrine baie ; leur plumage est similaire à cette période de l’année. Une des façons qui ne ment pas pour identifier la paruline rayée est de regarder la couleur des pieds et des pattes, si ceux-ci sont jaunes, c’est la paruline rayée !
La paruline rayée et toutes les parulines sont des oiseaux migrateurs. Ils passent l’hiver au sud, ils migrent vers le Mexique ou vers le sud des États-Unis. Au Québec, on compte environ une quarantaine d’espèces différentes. Les parulines sont en grand nombre lors de la migration printanière au mois de mai et lorsqu’elles reprennent le chemin du retour, au mois d’octobre pour la migration hivernale.
Dans notre patelin, où sont réunis tous les souvenirs de mon enfance, j’ai pu à ce jour identifier et photographier une vingtaine d’espèces de parulines différentes. Oui, oui, à Verdun ! Depuis l’accès arrière de notre propriété, elles sont abondantes et friandes d’insectes nichés entre les feuilles et entre les branches des cèdres. Certaines espèces allait si haut !
de parulines se nourrissent aussi des jeunes pousses et des bourgeons fournis par les conifères.
Chez moi, j’ai remarqué que certaines espèces d’oiseaux s’accrochent les pieds aux arbres plus souvent que d’autres. Par exemple, la paruline à poitrine baie, le viréo aux yeux rouges, la paruline obscure, pour ne nommer que celles-là. Aujourd’hui, dans la canopée de notre énorme érable, des petits oiseaux chanteurs sautillant de branche en branche nous rendent visite. Rapprochant le sujet à l’aide de ma lentille grossissante, je suis agréablement surpris d’apercevoir un moucherolle tchébec, je ne savais pas que cet oiseau
Mario Lefebvre


