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Jeudi, 16 avril 2026

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Je suis déjà ce que j’aspire à être – Hendrick Vidal

Texte Marek Zielinski

Recherche Luz Garcia de Zielinski

Photos transmises par Jodler Vital

Il fait courir du monde, ce petit ballon rond ! Le soccer, le sport le plus populaire de la planète, arrive pourtant en quatrième place en Amérique du Nord. Tout cela risque de changer rapidement, car la prochaine Coupe du monde aura lieu sur ce continent. Trois pays se partagent son organisation et la prochaine édition s’annonce déjà comme exceptionnelle. Mais ce ne sont pas les grandes vedettes qui remplissent les stades qui forment son essence. Ce sont des gamins et gamines qui courent derrière le ballon du matin au soir, sous l’œil attentif et attendri des parents. En réalité, ils courent derrière un rêve que seuls quelques chanceux atteindront. 

Parmi eux, le jeune Hendrick Vidal, 18 ans, l’enfant de Verdun. Son paternel est une personnalité bien connue de l’arrondissement, Jodler Vidal, un homme impliqué et passionné, qui a su détecter très tôt le talent exceptionnel de son fils et le guider avec sagesse et détermination.

Aujourd’hui, Hendrick joue dans une équipe portugaise, Varzim, près de Porto. Elle occupe présentement la première place en troisième ligue, et a d’excellentes chances d’avancer en deuxième ligue. Dans un pays aussi fort en soccer, ce niveau de compétition permet à Hendrick de développer son talent. 

Nous avons raté le jeune homme à son passage à Verdun, et c’est son papa et le plus fidèle supporteur qui a accepté de nous rencontrer.

Parlez-nous de votre fils, de son parcours, de ses rêves et projets.

Il est déterminé, capable de garder un focus sans faillir. Nous lui avons inculqué des valeurs familiales qui lui servent dans son cheminement dans le monde de soccer. Une équipe, c’est une autre famille, à laquelle il faut contribuer de son mieux.

 Malgré le jeune âge, mon fils démontre une grande maîtrise de soi ; il raisonne avant de passer à l’action. Il possède en plus de qualités athlétiques qu’il développe constamment, même quand il est en vacances en famille, dans un chalet, comme cet été. 

J’ai été son entraîneur de l’âge de trois jusqu’à douze ans. Avec son équipe de l’époque, il a participé à l’un des plus importants tournois de soccer pour des jeunes, Ibercup, au Portugal. Un découvreur de talent l’a repéré et lui a proposé de rester sur place pour parfaire son talent, mais, vu sa jeunesse, nous avons décidé de retourner à Montréal. Ici, il s’est entouré de gens aussi passionnés que lui, grâce à qui il a progressé à tous les niveaux. Quand il est retourné au Portugal, il a intégré l’équipe d’Almodovar, qui évoluait en cinquième division. En dix matchs, il a marqué autant de buts ! Varzim, un club situé près de Porto et qui joue en troisième division, l’a contracté et il y joue aujourd’hui. Et pour son plus grand rêve ? Eh bien, il rêve grand : jouer au FC Barcelone, le club parmi les plus prestigieux du monde.

Est-ce qu’il combine son entraînement et sa scolarité ?

Heureusement, il peut se consacrer entièrement à son sport. Il a fait son Cégep ici, à Montréal. Il apprend le portugais, pour faciliter son intégration. Parlant moi-même cette langue, j’ai pu lui enseigner les bases, mais, surtout, le goût d’apprendre.

Quels sont les plus grands défis dans la carrière d’un joueur de soccer, surtout si jeune comme votre fils ?

Les blessures, sans aucun doute. Il a été blessé la saison dernière et a dû rester sur le banc durant un mois. À part ça, il faut savoir s’adapter rapidement à la situation qui peut changer drastiquement. Il faut être capable de créer des relations tout en sachant qu’on peut jouer pour une autre équipe la saison prochaine. On s’attache au sport qu’on pratique, pas à une équipe ou un pays. 

Autre grand défi est de rester maître de son destin, ne pas laisser les autres nous définir, nous limiter. Il lui est arrivé dans le passé d’être rejeté et découragé par quelqu’un qui était supposé reconnaître le jeune talent. Grâce à l’acharnement, la discipline et le travail constant, Hendrick a démontré ses capacités au point d’être intégré par le même club qui l’a rejeté ! Il faut voir son propre talent pour une discipline particulière comme un outil de l’épanouissement personnel, pas comme un moyen de faire une carrière.

Un conseil pour les jeunes qui aimeraient suivre l’exemple de votre fils ?

Considérez-vous déjà comme celui ou celle que vous aimeriez être. Mon fils, comme moi et toute sa famille, puise une force incroyable dans sa foi. Dieu comble nos faiblesses et nous complète. Finalement, c’est comme jouer dans une équipe : on peut compter sur les autres quand on arrive à nos limites.

Merci et félicitations ! On suit la carrière de Hendrick de près et anticipe déjà les buts qu’il marquera avec le maillot de FC Barcelone.

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