(Texte Pierre Lussier)
(Photos Jacques Northon)
Le personnage plaît par sa simplicité, sa cordialité et ses propos réfléchis lorsqu’il aborde les questions les plus épineuses avec ses interlocuteurs. Antoine Dionne Charest n’élève pas la voix, mais il sait convaincre même si ses interlocuteurs ne sont pas toujours du même avis que lui, qu’on pense à l’indépendantiste Gilles Proulx qui a félicité au téléphone le gagnant tout en affirmant ne pas être du même parti.

Ceci dit, Antoine Dionne Charest est présent sur le terrain à Verdun depuis plus d’un an. En effet, Antoine s’est investi en temps et en rencontres de toutes sortes avant de se jeter dans la mêlée en juin dernier. Dès lors, on savait qu’il serait candidat. Au soir de l’élection, c’est à la Taverne irlandaise de la rue Wellington que les partisans libéraux sont venus fêter le nouvel élu, en présence des parents d’Antoine, Michèle Dionne et Jean Charest, ex-premier ministre du Québec.
Le jeune politicien qui hérite de l’ADN de ses parents poursuit-t-il la tradition familiale où s’en distingue-t-il ? C’est ce que nous verrons au fil des mois dans Verdun. De toute façon, on se rappellera longtemps des discours à l’emporte-pièce d’un politicien expérimenté comme l’ancien premier ministre Jean Charest qui pouvait mettre en boîte à peu près n’importe qui sauf peut-être Bernard Landry. Antoine n’a pas le charisme de son père mais il fera ses classes et cherchera les appuis qui lui faut pour réaliser son programme local.
Rejoint au téléphone mercredi, celui qui siégera comme député de Verdun a parlé de son sentiment de bonheur lors de l’annonce de son élection. En politique, la victoire n’est jamais acquise selon Antoine Dionne Charest pour qui être élu est un privilège de servir les Verdunois et Verdunoises. « C’est maintenant que le travail commence », dit-il.
Parmi les sujets énumérés, notez le logement, le coût de la vie, l’Institut Douglas où il faut se dire que les 50M $ alloués jusqu’ici ne sont pas suffisants car on devrait construire à neuf ce centre de haut-savoir de réputation mondiale tout en protégeant les pavillons qui ont une valeur patrimoniale. Antoine veut collaborer avec le gouvernement, un gouvernement imputable; il accorde également toute son attention à la mairesse de Verdun, Céline-Audrey Beauregard avec qui il veut collaborer.



