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Vendredi, 24 avril 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
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Appelez-le M. Hockey ! 

Texte : Daniel Rochon

Photos : Courtoisie Michel Georges

On reconnaît facilement les joueurs vedettes, mais beaucoup plus rarement ceux qui les ont formés et repêchés, ceux qui leur ont ouvert la porte de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ou, encore mieux celle de Ligue nationale de hockey.

 Permettez-moi de vous présenter un grand Verdunois, dont les accomplissements font rejaillir une grande fierté pour le monde du hockey verdunois et de toute la population en général : Michel Georges. De ses honorables 75 ans, entièrement vécus comme citoyen de Verdun, où il est né et a été baptisé. Père de deux garçons, Éric et Philippe, et grand-père de quatre petits-enfants qui font sa plus grande fierté.

Son parcours dans le monde du hockey est tout simplement phénoménal et mérite d’être souligné. Michel a gravi les échelons un à un, à force de travail et de détermination, et il est reconnu par ses pairs pour ses vastes connaissances et son intégrité. Michel Georges débute en 1973 comme entraîneur des mosquitos avec l’Association sportive de Verdun (ASV). Rapidement, son talent est remarqué, ce qui l’amène à diriger l’équipe pee-wee AA de Verdun, qui remporte le championnat provincial. 

Cette victoire leur vaut l’honneur de signer le livre d’or de la ville de Verdun, en présence du maire de l’époque, Lucien Caron. Sachant que les perspectives d’évolution comme entraîneur demeuraient limitées, il choisit de s’orienter vers le travail de dépisteur au hockey, qui le passionnera rapidement. 

Il devient dépisteur pour Team Canada, sous la supervision de Dave King et de Guy Charron, puis est embauché comme recruteur du Québec pour la Ligue nationale de hockey, supervisant plus de 25 équipes. Il délaisse par la suite la Ligue nationale de hockey pour devenir dépisteur des Cataractes de Shawinigan, aux côtés de l’illustre Ron Lapointe, dont il devient rapidement le bras droit. 

Après le décès de ce dernier, on lui confiera l’honneur de remettre, en son nom, le trophée du meilleur entraîneur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, lors du banquet annuel de fin de saison. 

 Sa renommée le mène ensuite à devenir dépisteur pour les Nordiques de Québec, aux côtés de Michel Bergeron pendant deux ans, un rôle qu’il occupera à temps plein. Il a d’ailleurs un excellent souvenir de ce dernier et affirme que 99,9 % des gens qu’il a côtoyé au cours de sa carrière étaient des personnes d’une grande gentillesse, dévouées et profondément passionnées par leur métier, bien loin de l’image que certains pourraient s’en faire. Il restera avec l’équipe pendant cinq ans au total.

Pour des raisons de famille, il doit quitter les Nordiques, revenir à la maison à Verdun. Il occupe un poste chez Gaz Métro. Ce passage, plus difficile, si on peut l’appeler ainsi, est de courte durée. Il reçoit en effet un appel inattendu de Val-d’Or, où l’on vient tout juste d’obtenir une concession dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. 

Fort de sa notoriété, on souhaite l’engager à titre de directeur-gérant. Dès lors, un immense défi se présente à lui : bâtir une équipe à partir de rien. Il fait une promesse claire : en trois ans, l’équipe serait compétitive. Promesse tenue. Puis, à la cinquième année, l’organisation atteint le sommet en remportant la Coupe du président de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, sous la direction de l’entraîneur-chef Gaston Thérien et devant le filet, le célèbre Roberto Luongo.  

N’oubliant pas ses racines, à chaque camp d’entraînement, il invitait 2 jeunes de niveau junior de sa ville natale Verdun à participer au camp d’entrainement, même si ceux-ci avaient peu de chance de faire l’équipe. Pour ces jeunes et leurs parents, c’était le plus beau cadeau au monde. Avoir la chance de participer à un camp d’entrainement de Ligue junior majeure du Québec. 

Il poursuit son parcours avec les Voltigeurs de Drummondville, participant, entre autres, au repêchage de joueurs tels que Guillaume Latendresse. Après une longue et riche carrière au niveau professionnel, il accepte de mettre son expérience au service d’organismes locaux, notamment les Cobras Verdun-Lasalle, afin de structurer et développer des programmes destinés aux entraîneurs.  

Et maintenant, de nos jours, il collabore étroitement avec son frère Jean au sein de l’Association du hockey mineur de Verdun, toujours dans le même but, améliorer la formation des entraîneurs. 

À 75 ans, il est encore activement impliqué dans le hockey mineur ; il poursuit son engagement avec constance et passion. 

Bravo Michel, et merci au nom des Verdunois.

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