Par Mario Lefebvre
Collaboration spéciale
Nom de l’oiseau : Merle d’Amérique
Latin : Turdus Migratorius
En anglais : American Robin
Ordre des Passériformes; de la Famille des Turdidés
Cette semaine, je vous parle d’un oiseau qui est de plus en plus présent chez nous l’hiver, le merle d’Amérique. Depuis quelques années, on remarque la présence du merle dans nos parcs et nos espaces verts en plein hiver. Même s’il demeure un oiseau migrateur, l’adaptation de cet oiseau à nos froids extrêmes est pour le moins surprenante.
Ces derniers jours, cet oiseau est partout en nos sols québécois grâce à l’abondance de petits fruits gelés, restés dans les arbres, dont ils peuvent s’approvisionner. Cerisiers, aliziers et sorbiers pour ne nommer que ceux- là, sont des arbres qui gardent leurs fruits durant l’hiver et permettent à ces oiseaux irréductibles de pouvoir s’alimenter en attente du printemps. La majorité des merles migrent vers l’est des États-Unis et le Mexique l’hiver et forment des groupes avec leurs congénères; les jaseurs d’Amérique, les étourneaux sansonnets et les quiscales bronzés.
Cet oiseau connu de tous est souvent confondu avec le rouge-gorge, qui est un petit oiseau européen, que les colons avaient nommé ainsi à cause de leurs poitrines orangés. Le merle est le premier oiseau que l’on entend chanter le matin et le dernier à se faire entendre le soir. Il est aussi le premier à se faire entendre au printemps. Il possède un vaste répertoire de chants et de cris. Probablement, son chant le plus connu est le joyeux tchirili, tchirop, tchirop, tchirili, tchirop.

Le merle chante davantage que la femelle, habituellement le matin, à partir de points d’observation élevés et, le plus souvent pendant la pariade, ces rassemblements des animaux par couples, en prélude à l’accouplement sexuel.
Le merle d’Amérique est le plus grand de la famille des grives en Amérique du Nord. Les adultes mesurent 25 centimètres de long et pèsent environ 77 grammes. Outre sa poitrine de couleur cannelle tirant sur le roux à rouge brique, il a la tête noire, le pourtour des yeux blanc, le bec jaune, la gorge striée de noir et de blanc et le dos gris. Le mâle revêt des couleurs plus vives que la femelle.
Le chant d’accouplement est semblable et s’accompagne de la présence du mâle qui étale sa queue plus haut que sa tête. Le chant territorial ou murmuré, hisselli-hisselli, est doux et exécuté à la manière d’un ventriloque.
Le merle d’Amérique ne vivra que deux ou trois ans. La femelle aura trois ou quatre œufs de couleurs bleutées et mettra une douzaine de jours à éclore. Bien que seulement 25 % des oisillons survivent, ils demeurent des oiseaux abondants sur nos territoires. Le chat domestique et les oiseaux de proie demeurent les principaux prédateurs de ceux-ci.
Finalement, nous attendons tous avec enthousiasme leurs retours en nombre au printemps, en nous rappelant leurs habitudes principales de se nourrir de vers de terre sur nos pelouses détrempées en nous égayant de leurs merveilleux chants… annonçant la chaleur et l’été à nos portes.


