60 heures de travail pour trois minutes : les coulisses d’un film primé fait avec l’IA

Texte : Jean-Marc Beaudoin

Photos : Courtoisie

Et si la plus grande qualité du cinéaste de demain était sa capacité à concevoir des idées originales ?

C’est ce qu’illustre The Last One, le court métrage de trois minutes de Gabriel Brien : l’humain y est resté au centre du projet, et l’IA n’a été que la boîte à outils qui a permis de concrétiser le fruit de son imagination.

Soixante heures de travail pour trois minutes, c’est vingt heures par minute pour écrire le scénario, le réaliser, le produire et procéder au montage final.

Gabriel Brien ne peut qu’être fier de sa création. Le court métrage a remporté le Grand Prix du meilleur film ainsi que le premier prix au festival du film indépendant de Montréal, de même que celui de la meilleure technique au festival du film AI & Robots de Taïwan, en 2026. Ces distinctions sont amplement justifiées, comme on le constate en visionnant l’œuvre. De plus, le film est inscrit dans quinze festivals, dont Londres, Milan, Séoul, Dubaï, Mexico, New York et Los Angeles.

J’ai été ébahi par la beauté de ce court métrage.

Mais qu’en est-il du volet éthique de l’utilisation de l’intelligence artificielle ?

Gabriel Brien s’indigne des hypertrucages (deepfakes) et de la désinformation. Il ne s’appuie que sur des personnages fictifs ou sur des individus ayant donné leur accord écrit. De plus, il attribue à toutes ses créations la mention « produit par IA ».

Il se bat avec détermination pour que l’intelligence artificielle soit encadrée de façon stricte. L’IA ne doit pas être le créateur, mais un outil de création.

The Last One est un court métrage sombre et surréaliste sur les choix silencieux qui nous définissent. Dans une ville où la cruauté est devenue banale et où détourner le regard est plus facile que de s’en soucier, une mystérieuse jeune femme traverse la vie d’inconnus, une sucette à la bouche et un calme troublant dans les yeux.

Synopsis : Une nuit de pluie, à court de bonbons, Lolly, qui peut arrêter le temps d’un claquement de doigts, marche jusqu’au dépanneur du coin et finit par sauver tous ceux qu’elle croise.

Ce court métrage est le premier d’une trilogie. Que nous réserve Gabriel Brien pour la suite ?

Si c’était aussi simple d’utiliser les outils d’IA disponibles, tout le monde gagnerait des prix. Le problème actuel avec l’intelligence artificielle n’est pas ce qu’elle peut faire, mais ce que les gens en font.

Référence : https://crimsonsparkagency.com/fr/dossier-de-presse-last-one.html

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