-20.3 C
Montréal
Vendredi, 30 janvier 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
NOUVELLES

Rouge-gorge familier

Erithacus rubecula

Robin


L’année 2026 commence avec son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, mais pour les amateurs d’ornithologie, c’est l’apothéose ! Apercevoir un oiseau rare est déjà quelque chose en soi, imaginez observer un oiseau venu d’ailleurs !! À l’occasion, sur les réseaux sociaux, on constate que quelqu’un a aperçu un serin ou une perruche au beau milieu d’une flopée d’oiseaux communs, c’est-à-dire parmi les oiseaux nichant au Québec. À première vue, nul besoin d’être un expert pour admettre qu’il s’agit d’un oiseau exotique s’étant évadé de sa cage et c’est tant mieux ! 

Mais quelle ne fut pas la nouvelle en ce début d’année, pour bon nombre d’ornithologues amateurs et professionnels, d’entendre parler d’un rouge-gorge familier, perché dans les arbustes en pleine rue montréalaise. Le rouge-gorge familier est un oiseau européen qui vit en France, en Afrique du Nord et en Scandinavie. Il n’en fallait pas plus pour que des milliers de personnes, caméra au cou, se rendent sur les lieux où il a été aperçu. 

D’aussi loin que Vancouver, les gens affluaient dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Donc, ce petit plumeau, pas plus gros qu’un moineau domestique, aurait parcouru plus de 5000 kilomètres pour atterrir chez nous. Les théories avancées pour qu’il ait pu se retrouver si loin suggèrent qu’il a peut-être été transporté par bateau ou de forts vents lui on fait changer de trajectoire. Quoi qu’il en soit, il est peu probable qu’il ait survolé l’Atlantique avec tout ce que ça implique, manque de nourriture et froid extrême. 

Sur le moment, en apprenant cette nouvelle, j’ai eu envie de partir sur sa trace pour l’immortaliser sur pellicule, mais je me suis ravisé. J’ai eu en tête ce règlement non écrit, de laisser l’espace et l’intimité aux animaux dans leur milieu naturel. Évidemment, je me suis abreuvé des multiples photos du spécimen et aux nombreux commentaires suite à cette découverte rarissime. En annexe à cet écrit, j’ai copié-collé une photo du rouge-gorge familier à partir d’internet.

En terminant, un de mes petits bonheurs gratuits est celui de nourrir les oiseaux à main nue. Il vous suffit de placer quelques graines de tournesol ou quelques arachides dans votre main et attendre qu’un oiseau s’y dépose. À Verdun, les mésanges, les pics, les sittelles sont omniprésents autour des mangeoires installées dans nos arrière-cours. Patience et rigueur, si vous ne bougez pas trop, elles risquent de venir goûter dans vos mains vos bonnes offrandes.

Mario Lefebvre

Abonnez-vous au magazine Explore

Chaque dimanche matin, recevez la revue des actualités de la semaine sous forme de magazine

Articles récents