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Dimanche, 01 février 2026

Verdun + Île-des-Sœurs
NOUVELLES

Le Conseil se heurte à des obstacles juridiques

Texte de Pierre Lussier

Les dossiers de L’Île-des-Sœurs ont dominé les échanges avec le public, sauf quelques exceptions, dont la demande d’équipes de soccer de Verdun qui réclament un terrain en gazon synthétique, et l’opposition à l’abolition du circuit d’autobus 58.

Voici une bonne nouvelle au moment où le ciel de Verdun s’assombrit d’annonces plutôt préoccupantes, en cette fin estivale. En effet, Verdun a été épargné des dégâts d’eau considérables subis par d’autres localités lors du déluge du 9 août. La mairesse Marie-Andrée Mauger a rappelé qu’il fallait le plus possible déminéraliser des surfaces où l’eau ne peut être absorbée par le sol, mais rejoint les égouts qui débordent. L’aménagement de parcs éponges comme celui de la rue Dupuis est un exemple.

Certains parlent de déroute

En début d’assemblée, la mairesse a pris un ton plus grave pour résumer la sentence rendue par l’arbitre le 24 juillet dans le différend opposant l’arrondissement de Verdun (ville de Montréal) et le Golf Exécutif de Montréal. La facture est plutôt salée pour l’arrondissement de Verdun qui devra payer des dommages de 300 000 $, plus les intérêts, à l’opérateur du golf à titre de dommages à la réputation infligés par l’ancien maire Jean-François Parenteau.

Et ce n’est pas tout : l’arbitre a stipulé que des arrérages de 209 587,07 $ que l’arrondissement avait facturé au Golf Exécutif pour des travaux pendant la période d’arbitrage seront effacés, car il n’y a pas eu de travaux.

Les avocats de la Ville de Montréal avaient entrepris en 2019, une procédure d’arbitrage pour faire baisser les tarifs du golf très coûteux alors qu’on souhaitait des tarifs plus accessibles. L’arbitre n’a pas retenu cette demande et le conflit s’est étiré sur une très longue période, faisant languir les nombreux golfeurs, dont le maire retraité Claude Trudel qui habitait L’Île jusqu’à son départ en 2024. La décision de l’arbitre est exécutoire et sans appel.

En fait, le projet de golf remonte à 2004, alors qu’il y a eu une entente entre l’Administration Bossé et Golf Exécutif de Montréal. Toute la question de l’accessibilité et de l’aspect écologique de ce terrain de golf ont été balayés du revers de la main par l’arbitre qui a conclu que l’entente était maintenue et que Golf Exécutif pouvait poursuivre ses activités.

À noter que cette entente signée il y a 17 ans est un bail emphytéotique qui se poursuit jusqu’en 2047, et sera renouvelable trois fois sur simple demande du propriétaire. Notez que le gestionnaire Pierre Émond a déjà déclaré avoir investi 31 M$ dans l’amélioration du golf et des installations.

Sauver la Nature, mais installer un terrain synthétique

Les demandes du public sont parfois contradictoires comme en témoigne le brillant plaidoyer d’un citoyen qui souhaite conserver tous les frênes du Boisé Saint-Paul, tandis que l’arrondissement semble décidé à battre quelques centaines de ces arbres victimes de l’agrile du frêne, un insecte ravageur qui détruit peu à peu ces arbres qui finissent par tomber. C’est donc un danger pour les randonneurs et les voisins du boisé. On parle ici d’arbres dont le tronc fait plus de 15 cm de circonférence, à moins 25 mètres de part et d’autre des sentiers et des résidences.

En ce qui concerne les équipes de soccer, les responsables sont venus rappeler leur demande pour un terrain synthétique et la mairesse a signalé que ces installations dépassent les moyens financiers de Verdun (10 M$ ?). Un jeune papa qui a parlé de jeunes joueurs talentueux qui, un jour, seront peut-être nos champions de demain, a laissé le public dans la salle un peu perplexe sur ces futurs Lionel Messi du soccer, malgré notre admiration pour les jeunes Verdunois…

Les pétitions se succèdent

L’an dernier, une pétition de plus de 3000 noms a forcé l’arrondissement à mettre en branle une procédure de consultation sur la piétonnisation à l’année de la rue Wellington. La consultation aura lieu cet automne. En 2024, deux autres pétitions circulent dans l’arrondissement, l’une d’entre elles pour demander qu’on aménage ailleurs que dans le site projeté un pump track à L’Île-des-Sœurs.

L’autre pétition exige de la STM de ramener la ligne d’autobus 58 dont l’abolition est mal reçue par les usagers. Plus de 2543 résidents ont signé cette pétition réclamant le retour d’un circuit qui leur permettait de se rendre magasiner sur la rue Wellington.

 (Deuxième volet à venir)

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