Le mardi 25 novembre, vers 16 heures, je reçois un appel de Gilles.

Il m’annonce qu’il a subi son opération plus tôt dans la journée.
Son épouse Micheline, ainsi que ses enfants, viennent tout juste de quitter l’hôpital. Le médecin est passé le voir. Tout s’est déroulé comme prévu.
Gilles me rappelle qu’il s’agit d’une opération préparatoire. Une intervention tout de même lourde, d’une durée de trois à quatre heures en vue d’une autre opération majeure, prévue trois semaines plus tard.
Il s’attend à sortir de l’hôpital d’ici la fin de la semaine. Il me rassure.
Il me dit que les dossiers dont je lui ai parlé seront réglés dès le début de la semaine suivante. Avant de raccrocher, il me demande une chose toute simple : « Peux-tu dire à mes amis que je vais bien ? »
Ce que je fais, presque immédiatement. Trois jours plus tard, je reçois un appel de sa fille Geneviève. Elle m’annonce que, à la suite de complications survenues la veille, son père nous a quittés durant la nuit.
Gilles, au-delà d’avoir été mon secrétaire particulier depuis
la fondation du Journal Explore Verdun Île-des-Sœurs, a surtout été un ami. Un ami fiable. Responsable. Respectueux. Bienveillant. Loyal.
Il était heureux derrière son ordinateur. Et il y était redoutablement efficace, rapide, rigoureux. Je l’ai découvert plus profondément lorsqu’il était directeur général de la Chambre de commerce du sud-ouest de Montréal.
C’est là que j’ai compris à quel point Gilles était un rassembleur.
Un homme toujours prêt à servir. Toujours prêt à aider.
Pendant de nombreuses années, il a été webmestre du Réseau
Affaires Verdun, ainsi que du Groupe des Grands Verdunois.
C’est aussi lui qui assurait la présentation visuelle du Gala des
Grands Verdunois, année après année, dans l’ombre, avec précision et constance.
Natif de Verdun, Gilles a cependant vécu la plus grande partie de sa vie à LaSalle. Il a été un acteur majeur dans la pérennité du Club Richelieu LaSalle. Un pilier discret, mais essentiel. Il avait un amour profond de la langue française écrite et parlée. Un point mal placé, une virgule négligée, un accent oublié pouvaient l’irriter au plus haut point.
Notre ami commun, Laurent Dugas, le surnommait affectueusement le Monsieur de l’Académie française.
S’il avait existé des prix en hommage aux Grands LaSallois, Gilles en aurait été un assurément. Il a d’ailleurs reçu la médaille de l’Assemblée nationale du Québec en reconnaissance de son engagement et de ses efforts pour faire rayonner LaSalle.
À Micheline son épouse, à ses enfants Sébastien, Alexandre et Geneviève, ainsi qu’à leurs petits-enfants, j’offre mes plus sincères condoléances.
Et je tiens à vous remercier, du fond du cœur, de m’avoir permis de côtoyer un homme d’une aussi grande valeur.
Merci Gilles.
Ton ami Alain de Verdun


