Un Pôle communautaire et une auberge dans l’ancien presbytère

(Texte Pierre Lussier)

(Photos Jacques Northon)

L’ancien presbytère de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est un immeuble emblématique situé au cœur de la vie économique et sociale de Verdun. Nul ne peut ignorer la valeur patrimoniale de ce presbytère qui a hébergé le clergé local pendant plus d’un siècle, et qui connaîtra bientôt une nouvelle vie. 

En marge des deux visites exploratoires du presbytère sous la direction du nouvel acquéreur 

Simon Mammone et ses collaboratrices du Pôle communautaire, des responsables d’organismes communautaires et culturels ainsi que des promoteurs et mécènes de la communauté d’affaires ont mesuré l’ampleur des travaux et le potentiel du site. L’architecte Mourad Bendjennet, Grand Verdunois 2025, a participé à une des visites et son expertise dans la conversion d’immeubles inspirera possiblement les nouveaux propriétaires du presbytère.   

La saga du presbytère !

Le projet d’implantation d’un pôle communautaire au cœur de Verdun découle d’une constatation alarmante de la rareté et du coût des loyers pour les organismes communautaires de l’arrondissement. Simon Mammone, du groupe L’Échelle, et Julie Lambert de l’Harmonie Richelieu ont pris les choses en main et par pure coïncidence, la Fabrique qui gère l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs souhaitait au même moment se départir du presbytère trop grand pour leurs besoins. À la suite d’intenses négociations, et  notamment grâce au soutien financier de la Fondation Lucie et André Chagnon, le groupe de Simon Mammone a pris possession des lieux avec en poche le vaste projet de conversion du presbytère.

En entrevue, Simon Mammone et Audrey Wagener, directrice générale du projet communautaire, ont affirmé que le Pôle occupera le premier étage et le sous-sol du presbytère alors que l’auberge s’installera à l’étage supérieur. Le Pôle pourra accueillir six organismes, et disposera d’une salle commune aménagée dans l’ancien garage au sous-sol.

À court terme, les travaux devraient débuter en 2027. Le premier jalon sera la création d’un espace communautaire fonctionnel et abordable pour les organisations communautaires à but non lucratif (OBNL) qui adhèrent au Pôle. À plus long terme, on vise la stabilité des locataires, un renforcement du tissu social et culturel et on l’espère, un exemple verdunois pour tous ceux qui comptent recycler des bâtiments patrimoniaux à Montréal.

Et l’auberge ?

L’auberge occupera l’étage supérieur et comptera 19 chambres, en plus d’une terrasse extérieure et d’un accès par ascenseur. L’entrée principale de l’auberge donnera sur la rue Galt. Simon Mammone a précisé « qu’une étude de marché a été réalisée et que l’établissement sera de niveau moyen, genre hôtel de quartier ». On parle ici de touristes qui choisissent un site au cœur de la vie sociale et du caractère patrimonial avec accès direct au métro pour se rendre au centre-ville.

Le financement ?

L’état actuel du presbytère a laissé quelques-uns des visiteurs plutôt perplexes sur le coût des rénovations et des aménagements au programme. Les frais professionnels (architectes, ingénieurs), la main d’œuvre en général et les matériaux coûtent de plus en plus chers… Pour y faire face, Simon Mammone compte tenir « une campagne de sociofinancement ». Rien n’est exclu, notamment les dons de grandes fondations et les subventions gouvernementales. Outre l’installation d’un ascenseur, de gicleurs et d’une rampe d’accès, on devra prévoir des imprévus dans cet immeuble ancien.

Abonnez-vous au magazine Explore

Chaque dimanche matin, recevez la revue des actualités de la semaine sous forme de magazine

Articles récents