Elle sera en concert avec son trio le 27 octobre au Studio Saint-Denis
Texte : Robert Leduc
Photographie; Carole Pelletier
L’actrice, chanteuse et animatrice Dorothée Berryman, résidante de L’Île-des-Sœurs depuis de nombreuses années, sera en spectacle avec son trio jazz au Studio Saint-Denis le 27 octobre prochain. Nous l’avons rencontrée chez elle pour en parler.

Nous avons été chaleureusement accueillis chez elle, oui, dans son bel appartement décoré dans un style chic et classique, dominé par son piano à queue qui fait face au majestueux fleuve Saint-Laurent, sur lequel s’étalent cahiers et feuilles de musique.
Probablement en préparation de ce concert qu’elle donnera dans une dizaine de jours, accompagnée de ses musiciens et complices : Vincent Réhel au piano, Dave Watts à la contrebasse et Camil Bélisle à la batterie.
À cette occasion, l’artiste insulaire proposera, pour un soir seulement, de grands classiques du jazz et de la chanson française, composés par George et Ira Gershwin, Cole Porter, Rodgers et Hart, Jacques Prévert et Vladimir Kosma et bien d’autres.
Notons qu’au cours de sa carrière, la chanteuse a enregistré trois albums consacrés aux classiques du jazz et de la chanson française. « J’ai choisi des classiques qui datent des années 1920 à 1960 », explique Dorothée Berryman. « Ces chansons parlent de l’amour et du temps qui passe, et je les interprète comme si elles avaient été écrites avant-hier. »
« Une soirée, dit son agent Alain Des Ruisseaux, qui promet d’être à l’image de la chanteuse, chaleureuse, émouvante et coquine. »
Des journalistes et critiques musicaux disent aussi de Dorothée Berryman que « son interprétation évoque la chaleur et l’aisance de Tony Bennett, ainsi que la sensualité de Peggy Lee » ou « qu’elle donne une soirée coquine et finement langoureuse ».
La vie rêvée à L’IDS
Dorothée Berryman est une insulaire depuis 1997. Pour elle, « habiter l’île des Sœurs, c’est la vie rêvée. Je profite du décor, du paysage, de ses valeurs et j’aime y marcher ».
Madame Berryman confie aussi : « Travailler, c’est savoir dire les choses; et on fait tout pour que cela se passe bien ». « J’ai appris avec le public. Il faut toucher les gens. Rien de mieux que de se retrouver sur scène avec nos partenaires qui nous portent. C’est un grand privilège. »
Soixante ans de carrière
Depuis le début de sa carrière, qui s’étend sur plus de six décennies, Dorothée Berryman conjugue chant et jeu, en français comme en anglais, « ses deux langues familiales », notamment dans des comédies musicales. Elle s’est produite à maintes reprises au Festival international de jazz de Montréal et au club de jazz Upstairs. De 2004 à 2011, elle a animé « Les rendez-vous jazz du week-end » au micro de Radio-Canada.
D’abord, l’actrice, originaire de Québec, ayant œuvré dans la troupe de l’Université Laval, est arrivée à Montréal en 1972. Elle a notamment joué dans quelques pièces de l’auteur Jean Barbeau. Elle a été révélée au grand public grâce à ses rôles au cinéma dans Le Déclin de l’empire américain et Les Invasions barbares, de Denys Arcand.
Dorothée Berryman poursuit encore aujourd’hui une carrière au théâtre, au cinéma, à la télévision et en musique. Récemment, on a pu la voir au théâtre dans « Aux Grands Maux, les grands discours » ainsi que dans « Les Nonnes » et « Les Belles-Sœurs symphonique », et à la télévision dans les séries « Avant le Crash » et « Mea Culpa ».


