M. Mimeault
Photos : Daniel Rochon
1 grande ville. 6200 cols bleus. Deux parties s’opposent : la ville de Montréal et le Syndicat des cols bleus regroupés de la ville de Montréal. Un contrat de travail échu depuis le 31 décembre 2024. Le précédent, valide de 2018 à 2024, ne comptait pas moins de 197 pages. Oui, vous avez bien lu. 197 pages, cela illustre la complexité des enjeux de cette prochaine convention collective.


Après plus d’un an de négociation et environ 50 rencontres, les deux parties demeurent toutefois loin d’une entente. « L’employeur s’entête à maintenir une offre de 11 %. Une telle proposition ne reflète ni notre travail, ni notre engagement, ni la réalité sur le terrain. C’est inacceptable. C’est insultant », peut-on lire sur le site web du SCFP 301.
Las de la lenteur des négociations, les travailleurs avaient déjà donné le ton en septembre dernier, en votant massivement en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Après une journée de grève en février, la première en plus de 15 ans, les cols bleus sont donc revenus à la charge cette semaine et ils ont exercé leurs droits de de grève durant trois jours, de mercredi 6 h à samedi 6 h.
Des lignes de piquetage ont été dressées devant le Service des travaux publics et la mairie de l’arrondissement. Pancartes à la main, les travailleurs se sont rassemblés en nombre pour faire entendre leurs revendications. Sur place, l’ambiance était calme, bien que quelques gestes plus spectaculaires aient attiré l’attention : certains manifestants ont notamment allumé des bombes fumigènes, créant des nuages colorés visibles à distance.
À Verdun comme ailleurs à Montréal, seuls les services essentiels, liés à la sécurité et à la salubrité, ont été maintenus. Les collectes d’ordure ont été maintenues, selon le calendrier régulier. Les édifices municipaux étaient ouverts lors de l’heure de tombée du journal, à l’exception de l’Auditorium. Cependant, les heures d’ouverture des bibliothèques et du Centre communautaire Marcel-Giroux ont été modifiées.
La seule bonne nouvelle pour les citoyens est que les périodes d’interdiction de stationnement ont été levées durant les trois jours de grève.


