Mario Lefebvre
Depuis des jours, les oiseaux aux mangeoires s’affolent et se gavent de protéines. La flore jadis luxuriante est désormais revêtue d’un manteau blanc. Seules les graminées laissent entrevoir quelques brins enneigés. Le froid persistant oblige nos petits plumeaux à se nourrir adéquatement, autrement ils risquent de mourir gelés !
Les fleurs et les plantes se sont endormies, mais certains arbres, comme les conifères, sont encore bien verts. Sur leur branche, des amoncellements de neige leur confèrent une autre beauté. Les cardinaux, les geais bleus, les roselins, les sittelles, tout oiseau qui s’y dépose, en ressort plus coloré. Voilà pour moi une autre façon de capter la beauté de la nature, sous un angle différent.
L’activité aviaire est à son paroxysme, des jets de bleu, rouge, jaune, noir et blanc, apparaissent dans la cour arrière. Parfois, on ne sait plus où donner de la tête, tellement ils sont nombreux. Graines de tournesol, arachide en écale, morceaux de suif au fruit, tout est à leur disposition. Le geai bleu est particulièrement attiré par les arachides. En disposant une dizaine de « peanuts « sur une souche au milieu de la cour, en un éclair, les geais bleus s’en emparent. Ils sont tous très rapides et farouches, les seuls que je puisse approcher sont le pic mineur et la mésange.
Lorsque l’on observe le comportement des oiseaux, on s’aperçoit qu’ils sont toujours en train de bouger la tête, d’un côté et de l’autre. Cela s’explique par leur vulnérabilité face aux prédateurs. En tout temps, un oiseau de proie peut arriver en trombe et se ruer sur eux. Grâce à leurs serres effilées, les plus petits oiseaux n’ont malheureusement aucune chance d’en sortir vivants. Cruel diront certains, loi de la nature, diront d’autres. Ce qui m’amène à vous parler d’un oiseau de proie, omniprésent sur notre territoire, l’épervier de Cooper. Il se situe tout en haut de la chaîne alimentaire, la femelle peut mesurer jusqu’à 50 centimètres de longueur et possède une envergure d’ailes de près d’un mètre. Il y aussi le faucon émerillon qui arpente nos rues à vol d’oiseaux. Oiseaux de basse-cour, allez-vous abriter, les grands oiseaux rodent.


