Texte Carole Pelletier — Photos fournies par Liberty
Le samedi 16 août, Liberty Broad de L’Île-des-Sœurs, 16 ans, s’envolait pour la France, pour affronter avec ses coéquipières canadiennes des équipes professionnelles françaises à Fontainebleau, hôte du Tournoi des Aiglonnes, pour un festival de soccer féminin présaison. L’équipe canadienne était sous la direction de l’entraîneur Yannick Girard. Celui-ci est entraîneur adjoint, responsable de la performance, pour les Roses de Montréal, une franchise canadienne féminine de soccer basée à Montréal, fondée en 2024 et évoluant en Super Ligue du Nord.
L’équipe canadienne avait été invitée, bien qu’elle ne soit constituée principalement que de joueuses amateurs.

Comment s’est passé le voyage, Liberty ?
Nous étions logées dans un centre militaire qui accueille des soldats qui sont des athlètes ; certains ont même participé aux Jeux olympiques. Les installations sportives étaient excellentes ; nous nous entraînions tous les jours. La nourriture était saine. On a beaucoup apprécié.
Nous avons joué quatre matchs : deux comme pratique et deux en compétition. Nous avons remporté les deux pratiques 2 à 0 et avons gagné le premier match de compétition et perdu le deuxième. Ça a été une très bonne expérience.

Y a-t-il des différences entre ce que fait l’équipe féminine d’ici et les équipes rencontrées en France ? »
En fait, oui. Il faut d’abord dire que nous étions plus jeunes que les équipes que nous avons affrontées. C’était des professionnelles, ce qui n’est pas notre cas.
Ensuite, nous avons joué sur des terrains naturels ; ici, au niveau où je joue, ce sont des terrains synthétiques. Le naturel est mieux pour les genoux et les articulations en général, mais il est plus exigeant en termes d’efforts.
Finalement, l’âge et l’expérience y sont pour quelque chose, mais le jeu était plus rapide et plus intense, plus tactique aussi ; c’est un niveau plus élevé. Il est aussi plus physique. On s’est tout de même très bien débrouillées ; j’ai même eu une assistance lors d’un de nos matchs de compétition.

Que rapporte-t-on du voyage ?
De l’expérience. Des amitiés aussi avec mes coéquipières ; on a tout de même vécu ensemble pendant dix jours. Des liens avec certaines joueuses françaises. Nous avons aussi eu le plaisir de rencontrer une Canadienne qui joue là-bas comme gardienne depuis quatre ans ; elle nous a parlé de son vécu. Nous avons toutes appris sur le plan de la récupération après match : nous utilisons déjà les bottes de compression et des électrodes ici, mais, là-bas, c’est encore plus développé.
Quoi de neuf depuis le retour ?
J’ai repris l’école dans le programme de sport-études au Collège français de Longueuil. Je suis maintenant en Secondaire V. Ça signifie le retour à l’entraînement tous les après-midis ainsi que trois pratiques par semaine le soir. Avec mon club de Saint-Hubert, nous avons terminé en première place pour notre saison de compétition ; j’en suis bien contente. Quoi d’autre ? Ah, oui ! En novembre, notre classe de sport-études s’en va au Portugal ; nous visiterons le pays et nous aurons également des matchs. J’aimerais aussi continuer mon entraînement avec Yannick Girard ; il est excellent !
Bon succès, Liberty, tant pour les études que pour le sport !


