(Texte Pierre Lussier)
Les moteurs qui grondent et qui pétaradent, c’est bon pour la piste de Sanair ou de L’Île Notre-Dame en Formule 1, mais pas dans les rues de L’Île-des-Soeurs et de tout Verdun où les résidents ont droit à la quiétude.

Lors du conseil d’arrondissement du 2 septembre, l’adoption avec quelques changements du Règlement modifiant le Règlement sur la propreté, les nuisances et les parcs a permis d’ajouter le bruit excessif des véhicules motorisés. Les modifications proposées visent à habiliter les patrouilleurs du PDQ 16 à émettre des constats d’infraction aux automobilistes dont les véhicules génèrent un bruit excessif.
La mairesse Marie-Andrée Mauger a rappelé à propos de cette décision du conseil d’arrondissement, que le problème touchait en particulier L’Île-des-Soeurs et certains véhicules plus bruyants. On parle ici de régime du moteur lors du démarrage et de l’arrêt, ou produit par des accélérations répétées. Évidemment, on s’abstiendra de sanctionner un chauffeur effectuant une manœuvre brutale pour éviter un accident.
Le Règlement aborde également d’autres types de bruit notamment le claquement d’un objet transporté sur un véhicule ou les craquements détestables de tout véhicule. Les chauffeurs, qui roulent les vitres ouvertes avec la radio en mode concert de rue, devront baisser le volume.
N’allez pas croire que les chauffeurs bruyants se limitent aux heures d’affaires des commerces, ils sont hélas en action n’importe quand, surtout le soir très tard quand la majorité silencieuse fait dodo.
Une équipe de Radio-Canada est venue à Verdun afin de souligner l’adoption du règlement sur le bruit qui est novateur en s’attaquant au bruit excessif qui dérange la quiétude des résidents, mais qui se manifeste sporadiquement et se déplace. Certaines personnes demeurent sceptiques sur l’efficacité de ce règlement en considérant que les policiers devront juger à l’oreille si le bruit d’un véhicule est trop fort. Aucun appareil ne sera disponible à bord des autos-patrouilles pour mesurer le niveau de décibels, aussi les contrevenants pourront contester en cour municipale le constat du policier. À suivre.


