Crédit photo : Normand Houle
Texte Pierre Lussier)
Cet été, l’arrondissement réinstallera la croix de chemin à l’entrée de L’Île dans le cadre du legs du 150e anniversaire de Verdun. Un parterre de plantes vivaces, dont la floraison embellira l’emplacement tout au long de la belle saison, sera aménagé.
La croix de chemin de L’Île-des-Soeurs a terminé son périple et trouvera enfin son socle définitif après de nombreuses années d’incertitude. Notre historien en résidence et passeur de mémoire d’Explore, Normand Houle voudra sûrement vous parler plus longuement de cette croix de chemin et de toutes les croix de ce genre qu’on peut croiser sur les routes du Québec.
Entre-temps, dites-vous que ce symbole patrimonial a été érigé à L’Île en 1843 sur le chemin du manoir des sœurs de la Congrégation Notre-Dame, héritières de leur fondatrice Marguerite-Bourgeoys. De la Ferme Saint-Gabriel à Pointe Saint-Charles à la pointe nord de l’Île Saint-Paul appelée maintenant Île-des-Soeurs, il n’y a qu’une quinzaine de minutes de navigation que les religieuses franchissaient pour se rendre dans LEUR Île jusqu’en 1957.
Lorsque les religieuses ont quitté L’Île en 1957, la Croix de chemin a suivi et elle a été plantée sur le terrain de leur couvent de Sainte-Dorothée. Après une absence de près d’un demi-siècle, la croix a retrouvé son île en 2006, lorsque la Congrégation Notre-Dame en a fait don à l’arrondissement de Verdun. À cette époque, la Croix se trouvait à proximité de l’entrée principale de L’Île-des-Soeurs mais hélas les travaux gigantesques de la construction du nouveau pont et de l’aménagement de voies de circulation ont obligé les autorités à mettre en pénitence la croix de chemin entre des talus de terre et de gravier. Alléluia ! La croix est revenue en manchette en pleine période pascale.
Nature et culture font bon ménage
Un jardin des pollinisateurs sera aménagé autour de cette croix pour offrir un espace verdoyant et écologique, un massif à nul autre pareil qui attirera une variété d’insectes pollinisateurs essentiels à la biodiversité. Le projet s’intègre dans le Plan directeur de la Trame verte et bleue, qui vise à faire de Verdun un modèle de résilience écologique et de qualité de vie.


