Sources multiples – La 58, la mairesse Marie-Andrée Mauger,
le terrain de golf de L’Île-des-Sœurs et Lyn O’Donnell
Suite et fin
Tel un pot-pourri, nous avons colligé quelques sujets qui ont fait l’objet d’échanges entre la mairesse Marie-Andrée Mauger et le public dans ce deuxième volet du conseil d’arrondissement de septembre.
Texte de Pierre Lussier
Alors que l’année 2024 n’est même pas terminée, l’administration Mauger a dû battre en retraite dans deux dossiers qui l’opposent au milieu des affaires, soit le projet de mise en valeur du secteur Hickson-Dupuis, et le fonctionnement du très sélect club de golf à L’Île-des-Sœurs.
La 58 a laissé des traces !
Non, ce n’est pas un chiffre magique comme le ketchup Heinz et ses 57 variétés ou comme la bière Labatt 50, mais tous les gens qui avancent en âge à Verdun se souviennent d’être montés à bord de l’autobus qui effectuait le circuit 58 dans Verdun et LaSalle.
Et un retraité actif comme André Julien ne s’est pas gêné pour dire à la mairesse Mauger qu’il ne comprenait pas la décision de la STM. Pourquoi abolir ce circuit qui selon M. Julien amenait de la clientèle sur la rue Wellington, sans oublier les déplacements depuis le centre de Verdun vers Crawford Park, et l’inverse. En outre, les usagers plus âgés de la 58 doivent maintenant se rendre sur la rue de Verdun pour prendre la 107.
André Julien a rappelé que la STM a tenu des consultations publiques à LaSalle et Lachine sur les changements dans les circuits d’autobus, mais pas à Verdun où on s’est contenté d’une rencontre virtuelle moins accessible en particulier aux gens plus âgés.
Notez que plus de 5000 personnes ont signé la pétition pour le rétablissement du circuit 58.

Photo Radio-Canada / Jonathan Dupaul
Des cols bleus font le ménage !
En cette période électorale à Verdun, il n’est pas facile pour les cols bleus de distinguer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas dans toutes ces affiches électorales qui nous pendent au bout du nez aux intersections et le long des trottoirs. Les villes n’enlèvent pas les affiches électorales, sauf si celles-ci ne portent pas la mention d’un agent officiel autorisé.
Hélas, les pancartes possiblement arrachées par des cols bleus durant la nuit, sur la rue Wellington, ne portaient pas la mention d’un agent officiel.
Des témoins ont vu un camion aux couleurs de l’arrondissement sur la rue piétonne, et des gens qui enlevaient ces affiches rappelant le conflit à Gaza et le manque d’empathie des autorités canadiennes pour les victimes des bombardements israéliens.
Ce que les cols bleus ne savaient pas : des organismes de défense des citoyens(nes) obtiennent l’autorisation d’intervenir sans agent officiel dans la campagne électorale avec des affiches ou des tracts. À titre d’exemple, un syndicat pourrait se manifester en demandant la permission à Élections Canada.
Deux dossiers décevants pour le CACV
Lynn O’Donnell, l’organisatrice communautaire du Comité d’action des citoyens de Verdun, a fait part à la mairesse de sa déception de voir que l’immeuble à logements de la rue Rielle, dont le CACV avait souhaité l’achat par la Ville, a été vendu à un autre promoteur immobilier sans que l’arrondissement le sache. Le pouvoir de Montréal de verser à la réserve foncière l’immeuble de la rue Rielle, et donc d’assurer à la Ville la priorité comme acheteur, n’a pas fonctionné ? À suivre…
Le cas d’un Airbnb où le propriétaire d’un immeuble de la rue Newmarch a réussi à évincer une mère monoparentale pour louer son logement pour une période aussi courte que 31 jours, a fait sursauter une citoyenne, Mme Dorval, et des gens du (CACV). La mairesse a manifesté de la compassion, mais elle a précisé que la location de 31 jours et plus était permise, et qu’une locataire devait faire appel au Tribunal administratif pour défendre ses droits.
Et la passerelle…
À une question à propos du projet de passerelle entre L’Île et la terre ferme, la mairesse a rappelé l’acquisition à L’Île-des-Sœurs de terrains à proximité du tracé d’une éventuelle passerelle. « Ça fait partie du plan d’investissement et mon objectif, a précisé la mairesse, est de tenir une assemblée sur le sujet cet automne, sinon en 2025. ».
L’interlocuteur rappelait dans son intervention qu’on parle de ce projet depuis deux générations et qu’on espère ne pas attendre encore deux générations avant de le réaliser.


