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Montréal
Vendredi, 14 juin 2024

Un premier conseil et beaucoup d’attentes pour 2024

Je m’attendais à voir des mécontents brandir leur compte de taxes
en se plaignant des hausses. Mais rien de cela ne s’est produit,
les intervenants préférant aborder les coupes d’arbres jugées abusives,
l’achat d’un terrain par la Ville et la présence d’itinérants
qui perturbent la qualité de vie selon certains résidents.

Un texte de Pierre Lussier

Il est vrai que le premier conseil d’arrondissement de l’année se tenait au Centre Elgar de L’Île-des-Sœurs où les préoccupations diffèrent des enjeux dans les quartiers plus centraux de Verdun.

L’abattage d’arbres à proximité des berges et ailleurs à L’Île-des-Sœurs semble prendre des proportions inquiétantes de l’avis de Philippe Tremblay et Stéphane Cloutier, deux résidents inquiets du zèle excessif des bûcherons engagés. Au parc West Vancouver, on coupe des arbres sans les remplacer, selon monsieur Tremblay, tandis qu’ailleurs, on a coupé des arbres où M. Cloutier affirme avoir installé des grillages pour les protéger des rongeurs l’automne dernier. Ces arbres abattus menaçaient-ils la sécurité des passants ou des immeubles avoisinants ? Étaient-ils malades ou au mauvais endroit près des fils électriques ? Dans bien des cas, il ne s’agissait pas de frênes victimes de l’agrile du frêne en tout cas. Philippe Tremblay a conclu son intervention en affirmant douter de l’accroissement de la canopée devant un tel chantier d’abattage, malgré l’affirmation de la mairesse.

Achat d’un terrain par la Ville

La Ville de Montréal vient de faire l’acquisition d’un vaste terrain de 7000 mètres carrés sur le chemin du Golf, en vue d’y aménager des équipements collectifs. De quels équipements collectifs est-il question ? Il y a de quoi attirer la curiosité du public. On parle d’équipements sportifs, toutefois les réponses de la mairesse de Verdun sont plutôt évasives, celle-ci affirmant « que c’est trop embryonnaire », pour donner plus de détails. Notez que les installations éventuelles pourraient se connecter à la passerelle dont le tracé entre L’Île et la terre ferme se trouve dans la ligne du terrain acheté. 

La conseillère de ville Véronique Tremblay estime que le terrain a été acheté à un juste prix (12,5 M$). Mme Tremblay a indiqué qu’elle ne lâche pas dans le dossier d’une troisième école et qu’elle fait pression sur Québec avec la coalition de parents à L’Île-des-Sœurs. Est-ce que le terrain acheté récemment pourrait combiner à la fois des équipements sportifs et une école ? Sans doute, mais personne ne veut s’avancer… Il y aura éventuellement des consultations publiques lorsqu’une planification préliminaire sera complétée.

Le Refuge est-il bien temporaire ?

Des résidents de la rue Gordon et des rues avoisinantes étaient présents à l’assemblée du conseil, mardi soir, pour nous parler du va-et-vient d’itinérants dans le secteur depuis l’implantation du Refuge Gordon, en décembre dernier. Steve Potvin, un urbaniste qui habite sur la rue Rielle, a exprimé la principale préoccupation de ses concitoyens à savoir : « est-ce bien vrai que le Refuge doit fermer d’ici le 30 juin prochain ? » La mairesse a répondu oui en précisant que la Société de développement social (SDS) a un bail jusqu’au 30 juin, et que les travaux pour la construction d’une cinquantaine doivent débuter cet été. Un citoyen du nom de Gontran Latour a dit craindre que des itinérants abordent les écoliers dans la rue, tandis qu’un autre intervenant du nom de Sylvain Lapointe doutait de la quiétude enregistrée depuis l’ouverture du Refuge. Notez qu’une brigade de médiation sociale de deux personnes (avec brassard) circule dans le quartier, que les policiers font du porte-à-porte et qu’un comité de bon voisinage doit faire rapport. 

Démolir pour reconstruire

Un couple avec trois jeunes enfants a retenu l’attention de la salle en abordant le refus du comité démolition du Comité consultatif d’urbanisme (CCU) de permettre la démolition d’une maison unifamiliale construite en 1940 et rénovée en 2008, située au 1070 rue Willibrord pour la remplacer par une construction neuve, un duplex intergénérationnel, pour loger la famille. L’arrondissement autorise rarement une telle demande à moins que l’immeuble en place soit en très mauvais état ou complètement irrécupérable en raison d’un incendie par exemple. Lors du vote, le conseil a approuvé la recommandation du CCU.

Notez que dans un deuxième volet, nous aborderons le bilan des réalisations en 2023 tel que Diane Vallée, directrice de projet à l’arrondissement, en a fait la lecture. Il sera également question des projets pour 2024.

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