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Montréal
Vendredi, 01 mars 2024

Siffleux des jardins

Par Mario Lefebvre
Collaboration spéciale

Nom : Bruant chanteur
En latin : melospiza melodia
En anglais : song sparrow
Famille des passerellidés
Ordre des passériformes

Ce petit oiseau en image, semblable à notre oiseau domestique, est le bruant chanteur. Les rayures et les stries brun roux le distinguent nettement de nos moineaux communs. Le bruant chanteur est répandu et fait partie d’une cinquantaine de sous-espèces en Amérique du Nord.

Le mâle chante inlassablement au printemps (environ 300 fois par heure) d’où son nom. Perché dans le haut d’un buisson ou sur une haute branche, le plus souvent à la fin de celle-ci, le bruant s’égosille sur des notes agréables variant son chant de différentes mélodies. Au printemps, ses chants attirent les femelles qui désirent s’accoupler (!) et sont en concurrence avec les autres mâles. Il manifestera ainsi de l’indifférence, ou au contraire de l’agressivité vis-à-vis de l’autre. La femelle est identique au mâle avec un capuchon brun foncé.

Vous le verrez dans nos fourrés et dans nos buissons, en particulier près des cours d’eau et des étangs, au bord des forêts et des grandes haies. Le bruant chanteur est commun sur nos territoires suburbains et ruraux, sa présence est de plus en plus remarquée un peu partout, déplorablement en raison de la coupe de nos arbres qui se fait de manière incontrôlée. Son alimentation est en majorité granivore. En périodes de nidification, le bruant chanteur se nourrit aussi de baies et d’insectes.

La femelle pond entre trois et cinq œufs qu’elle couve seule durant une douzaine de jours… Et le mâle la ravitaille ainsi que sa nichée. Le nid est souvent situé près du sol, bien caché, dans une touffe d’herbes aménagée d’écorces, de feuilles et de brindilles. Les jeunes sont indépendants à l’âge d’un mois. Le bruant chanteur est endémique en Amérique du Nord, y compris les Aléoutiennes (bande de terre qui s’étend sur la pointe sud-ouest de l’Alaska). Le bruant chanteur est commun et demeure abondant sur la plus grande partie de son aire de distribution.

En vol, le bruant chanteur agite la queue de bas en haut, tels les autres bruants du genre melospiza. Il possède de nombreux prédateurs parmi lesquels on identifie surtout des oiseaux de proie. Les oisillons seront confrontés aux ratons laveurs, aux serpents et à nos chats domestiques et autres terrestres prédateurs.

Les photos qui accompagnent cette chronique ont été prises dans la première semaine du mois d’avril. Le chant mélodieux et enivrant du bruant chanteur me procure une satisfaction sonore des plus agréables, qui se démarque des piaillements connus des autres petits moineaux bruns… incapables de chanter.

Sur ces mots, je vous invite à reconnaître sa présence en ouvrant grandes vos oreilles à ces trois ou quatre notes claires et puissantes suivies d’un “tow-wee“ et par d’autres notes complexes, un “chimp“ légèrement caverneux et un “tsiiiii“ qui sert de cri d’alarme. Les différentes sous-espèces du bruant chanteur ont un chant varié selon leur population, identifiable par les spécialistes grâce à leur dialecte.

Enfin, si vous avez un besoin de décompresser et d’apporter de la paix à votre esprit, installez-vous dans la cour ou dans près des merveilleux territoires naturels verdunois, afin de vous laisser séduire par les chants omniprésents et bénéfiques du bruant chanteur.

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