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Vendredi, 19 avril 2024

Mon frère, ce héros !

Texte Marek Zielinski
Recherche de Luz Garcia de Zielinski

Nous sommes tous des frères et sœurs, mais certains les sont un peu plus que les autres, par les liens du sang. Selon les estimations, 89% des humains ont des frères ou sœurs – une vaste majorité!

Quand on pense famille, on pense à sa verticalité, à sa chaîne de commande habituelle : parents et enfants. Avec les frères et sœurs, un espace tout nouveau se crée, à l’horizontale. Un espace plus vaste, avec des possibilités infinies, qui englobe à peu près tous les comportements humains, toutes les configurations, qui donne la pleine dimension aux familles. Les premières trahisons, les alliances, les traumatismes, les jalousies, les rancunes, l’idolâtrie – il y a tout ça et beaucoup plus. C’est tout simplement la vie qui entre par la grande porte, avec son lot d’émotions et d’expériences.

Depuis 1995, on consacre une journée, le 10 avril, pour fêter frères et sœurs. Une idée toute récente donc, qui arrive longtemps après celles qui célèbrent les pères et les mères. On prend trop souvent ces relations pour acquises – ils sont un peu comme de vieux meubles poussiéreux qu’on remarque à peine et que seule leur absence nous enseigne sur leur importance.

Vous ne reconnaitriez pas mon frère, Andrzej Zielinski…

J’ai un frère aîné, Andrzej. Autant dire que j’ai tout un monde, distinct du mien, à portée de ma main. Quelques points d’ancrage commun : nos parents, notre passé. Les années d’enfance et de l’adolescence, nous les avons vécues en parallèle plutôt, sans réellement développer de relation. Puis est arrivé ce qui arrive toujours : une séparation, assez brusque et durable. La vie s’en mêle invariablement, les chemins différents se dessinent, on prend des décisions et l’on en subit les conséquences.  Si vous aimez les happy-end, il y a les retrouvailles (ce happy end ne dépend que de nous – voici la bonne nouvelle). Des années plus tard, deux galaxies qui colludent à nouveau, qui s’entrecroisent. Tant des choses à se dire, tant d’expériences à partager pour le bénéfice commun. Et la redécouverte de la complicité, celle qui démarre au quart de tour, et qu’on croyait morte et enterrée. On s’attendrit de ses rides, de ce front qui recule, mais on se console de ses yeux, toujours les mêmes, avec toute cette tendresse et cet amour fraternel qui nous échappait avant. On se remplit d’admiration pour ses accomplissements (nombreux et importants) et l’on se gonfle de fierté de l’avoir comme frère.

Comment les fêter? En privé, par un message, un coup de fil, une visite si possible. Une sortie commune, au resto – par exemple, serait le top, pour partager et rattraper le temps perdu. Une belle occasion aussi pour dire ce qu’on pense et qu’on porte dans le cœur, mais qu’on ne dit jamais, parce que… Justement, il n’y a pas de raison valable, à part la pudeur.  Dans la sphère publique, on peut partager une anecdote, une histoire, une photo; dire tout le bien qu’on pense du vieux frérot ou de la sœurette, selon le cas. Je compte sur vous!

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