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Samedi, 22 juin 2024

L’entente sur Hickson-Dupuis fait des heureux… et des moins heureux

Au risque de s’attirer des commentaires de toutes sortes, nous accordons plus de place au dossier touchant la mise en valeur du secteur Hickson-Dupuis dans cette première partie du compte-rendu mensuel de l’assemblée régulière du conseil d’arrondissement.

Texte de Pierre Lussier
Photo Jack Northon

Quand le conseil d’arrondissement de Verdun se réunit dans le quartier Île-des-Sœurs, les intervenants abordent, à juste titre, davantage des sujets qui préoccupent ce quartier. En pratique, plus de gens de L’Île sont présents au Centre Elgar. Au risque de parler de deux solitudes, on l’a vu mardi soir dernier, des dossiers majeurs de la terre ferme, comme les dérogations requises pour les projets de développement résidentiel Hickson-Dupuis et plus modestement sur la rue de Verdun, n’attirent pas beaucoup de questions à L’Île.

Vaut mieux une entente imparfaite
que pas d’entente

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les médias lundi dernier, aussi la mairesse Marie-Andrée Mauger n’avait pas le choix d’aborder en priorité l’entente en début d’assemblée mardi soir. « Il ne fallait pas laisser la Cour trancher, a affirmé la mairesse en précisant. On a réussi à s’entendre hors cour avec le développeur le 3 juin. » Cette entente avec Alexandre Forgues et District Atwater la soulage du poids d’un dossier qui la préoccupait au plus haut point. 

Le litige remontait à l’application du droit de préemption de la Ville de Montréal sur un des trois lots contigus dans le secteur Hickson-Dupuis en 2021, alors que le développeur propriétaire de deux autres lots, considérait que la Ville lui causait un préjudice en paralysant la totalité du développement, d’où l’engagement de procédures devant les tribunaux. Plus récemment, sous l’égide de Benoit Dorais, responsable de l’habitation au Comité exécutif et maire du Sud-Ouest, des négociations entre la Ville et le développeur ont mené à une entente réalisée juste avant que le juge prenne toute l’affaire en main et impose un règlement.

Marie-Andrée Mauger a insisté pour dire qu’on a obtenu le maximum dans cette négociation avec une possibilité de réaliser 200 logements sociaux ou plus.

La mairesse Marie-Andrée Mauger a insisté pour dire qu’on a obtenu le maximum dans cette négociation avec une possibilité de réaliser 200 logements sociaux ou plus, dépendant de la grandeur des unités dans le projet. Il faudra également assurer la reprise d’une vingtaine de baux commerciaux sur le site. 

Selon la mairesse, le choix des terrains en bordure de la rue Bannantyne pour amorcer le développement résidentiel, tient compte du meilleur site pour un tel développement et de la proximité du parc Duquette, situé en face. Notez que le règlement tel que libellé cette semaine a été adopté comme second projet de Règlement modifiant le zonage en raison des modifications apportées. Par ailleurs, il ne faut pas s’attendre à la réalisation du projet avant 2025-2026.

Et le développeur

Une entente financière de 6,7 M$ en considérant l’achat d’un terrain par la Ville, la démolition aux frais du développeur de District Atwater, de l’immeuble (ancienne salle de montre Cascade Ford) situé au coin des rues Hickson et Bannantyne, tout cela pour permettre le développement d’un projet à vocation communautaire et sociale. D’ailleurs, la direction de la résidence de 200 logements sociaux qui sera construite, sera confiée à un organisme à but non lucratif. Alexandre Forgues, propriétaire de District Atwater, qui s’est réjoui de la conclusion de cette entente à l’amiable, a déclaré « que c’est un projet de mixité sociale vraiment ambitieux… dont le but est que le logement social puisse lever très rapidement ». 

Le développeur Forgues a parlé de 520 logements privés dans son projet, dont 20 % de logements abordables et 10 % de logements familiaux. 

Soulignons l’intervention d’une citoyenne, mardi soir, qui a fait part de son désarroi en précisant que les demandes des citoyens lors de consultations n’ont pas été retenues. Là-dessus, la mairesse a parlé d’un volet social de 3 M$ convenu avec le développeur.  D’autres aspects de l’entente seront abordés ultérieurement. On sait qu’une assemblée spéciale du conseil aura lieu en marge de l’adoption du règlement, aura lieu le lundi 17 juin, à 9 h. La Concertation en développement social de Verdun a aussi pris position dans le dossier.

On sait qu’une assemblée spéciale du conseil aura lieu en marge de l’adoption du règlement.

Projet de 60 logements rue de Verdun

Les plus anciens se souviendront de l’entreprise Verdun Anodisation qui avait pignon sur rue en plein quartier résidentiel, rue de Verdun, entre les rues Hickson et de l’Église. Ces installations et deux maisons voisines seront démolies pour faire place à un immeuble de quatre étages et 60 logements dans les prochains mois. Il a fallu voter un règlement spécial pour ce projet. 

60 000 $ pour une pétition !

C’est le citoyen André Julien, un habitué des assemblées de conseil, qui a relevé une facturation de 60 000 $ de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) imposée en rapport avec la consultation prévue sur la piétonisation à l’année de la rue Wellington. Il semble qu’après un certain nombre de demandes à l’OCPM, celle-ci peut ordonner des frais aux arrondissements. La pétition comptait plus de 3000 signatures, dont la greffière s’est astreinte à compter une par une en vérifiant les adresses. Par la suite, une consultation a été exigée par le règlement. Nous avons hâte de connaître la position des commerçants de la rue Wellington dans ce dossier ?

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