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Montréal
Mardi, 21 mai 2024

Heureux printemps

Le billet de Jean-Guy Marceau

Un printemps hâtif. On nous avait promis un printemps hâtif. « On », c’est qui au juste ? Un mononcle, l’épicier du coin, la prof de ma petite fille, mon meilleur ami, mon curieux voisin… Bref, « on » a le dos large, mais il ne s’est pas trompé. Mes tulipes sortent sous la neige mouillée, les cyclistes paradent sur la Well et, dehors, ça sent, ça sent bizarre, on peut pas dire que ça sent bon, c’est comme du compost réchauffé par un soleil pressé de prendre sa place. Hier dans nos rues, les charrues s’adonnaient à leur dernière danse, aujourd’hui les balais mécaniques longent les trottoirs poussiéreux et s’animent comme des robots pas de tête. Oui, le printemps est bien et bien arrivé.

Pas fâché du tout. Plutôt content de voir disparaître petit à petit les reliques d’un hiver absolument singulier. Les plans du jardin sont sur ma table à dessin, mes travaux printaniers sont planifiés et le ménage du garde-robe s’amorce. Dans quelques jours, le mercure montera à 15 degrés et les bourgeons des arbres éclateront comme du pop-corn au micro-ondes. Doux printemps, es-tu là ? J’entends le petit vent du sud-ouest me dire oui, j’arrive. Le plaisir de vivre dans un pays de quatre saisons me ravit.

Le printemps réveille les sens et avril nous invite à nous découvrir lentement…

Vous aurez deviné que l’hiver n’est pas ma saison favorite, quoique certaines journées sont magnifiques. Le printemps réveille les sens et avril nous invite à nous découvrir lentement, le Kanuk prend le bord, la tuque et la pelle itou. Puis l’été, c’est bon comme de la crème glacée, les terrasses de Verdun accrochent les gourmands et gourmets, la promenade du bord de l’eau nous appelle jusqu’à l’automne si magnifique.

J’ai sorti mon vélo. C’est plutôt lui qui m’a sorti. J’apporte ma caméra pour prendre une centième photo du pont Samuel de Champlain, qu’on appelle tous et toutes encore le pont Champlain, je me suis préparé un petit lunch et je me suis mis beau avec mon casque, mes lunettes (que je vais perdre avant le mois de mai) et mes vêtements trop serrés. Le nez au vent, la tête à midi moins quart, je salue la liberté que m’offre le beau temps, la retraite et mon vélo. Verdun est le point de départ de multiples destinations, mais on y revient toujours. Nord, sud, est, ouest, et nous voilà partis pour des mois de découvertes.

En vélo, à pied ou en trottinette, Verdun se vit… à chacun son rythme.

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