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Montréal
Mercredi, 29 mai 2024

Faune et flore – Le castor bricoleur

Castor
Castor canadensis
Beaver

Classe des mammifères
Famille des castoridés

Un texte et des photos de Mario Lefebvre

En bordure des lacs, des rivières, des étangs et même du fleuve Saint-Laurent vit le plus gros des rongeurs après le capybara : j’ai nommé le castor. Muni de pattes arrière palmées, ce mammifère prolifique nage fluidement dans les eaux douces de l’Amérique du Nord. Grand constructeur de barrage, le castor contribue au maintien de plusieurs espèces animales et végétales, régulant l’entrée et la sortie de l’eau en créant des méandres à travers la végétation. Il se sert de ces couloirs pour le transport de ses matériaux de construction, qui sont aussi la base de son alimentation.

Le castor est herbivore et consomme de l’écorce d’arbre, des plantes aquatiques, des graminées et du carex. Son crâne est robuste et musclé et ses deux paires d’incisives en forme de ciseau lui permettent de ronger les cinq couches qui forment l’arbre, les voici ; écorce, cambium, liber, aubier et duramen. Une fois le travail terminé, l’arbre s’abat par terre comme s’il avait été coupé par un bûcheron. Le castor peut peser jusqu’à 35 kilos et il a une longueur totale avec la queue de 120 centimètres.

Outre la race humaine, le castor est l’un des seuls mammifères qui transforme son environnement.

On considère le castor comme la clé de voûte des écosystèmes des forêts tempérées et boréales. Il permet à une multitude d’animaux et de végétaux de se multiplier.

En construisant des huttes et des barrages, le castor façonne des tunnels et des lodges qui lui servent d’abris. Longtemps chassée pour sa viande et surtout pour sa fourrure par les Amérindiens, l’espèce était au bord de l’extinction. De nos jours, le castor n’est plus une espèce menacée d’après l’union internationale pour la conservation de la nature, l’UICN.

Outre la race humaine, le castor est un des seuls mammifères qui transforme son environnement.

La fourrure du castor est très dense et lisse, ce qui lui permet de passer la majeure partie de son temps dans l’eau. Les narines et la gueule du castor se bouchent sous l’eau, il peut donc s’immerger jusqu’à 15 minutes avant d’émerger à nouveau.

* * *

L’histoire d’amour entre le castor et les Canadiens date d’avant même l’octroi de la feuille d’érable sur l’unifolié. Son image a été imprimée sur des timbres-poste, on le retrouve aussi sculpté en bas-relief sur les maisons et même encore aujourd’hui, il est gravé sur notre pièce de cinq cents et l’on peut même se bourrer la face avec une friandise sucrée qui se nomme la queue de castor.

La queue du castor est large et plate et dépourvue de poils, il s’en sert comme gouvernail et propulseur. Parfois, il lui arrive de frapper le dessus de l’eau avec fracas pour éloigner un prédateur.

Le castor c’est du solide, c’est fait fort et endurant comme les Canadiens français.

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