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Montréal
Mardi, 05 mars 2024

Becs et plumes – L’oiseau qui zézaie

Paruline à gorge noire
Setophaga virens
Black-throated green warbler

Ordre des passériformes
Famille des parulidés

Texte et photos de Mario Lefebvre

Encore une fois, en arrière de chez moi, j’ai fait mouche ! Vers la fin du mois de septembre, les parulines s’envolent vers le sud en Amérique centrale, aux Antilles et en Amérique du Sud, pour hiverner. À ce moment précis, ces oiseaux du Nouveau Monde se regroupent et se nourrissent goulûment en vue d’un long voyage. J’ai eu la chance de photographier la paruline à gorge noire immature perchée dans le lilas, en voici quelques images. 

Ce même lilas, qui me fait voir de nombreux spécimens ailés au fil des saisons, s’est effondré sous le poids de la neige en ce lundi de décembre…

Le mâle nicheur de l’espèce possède une gorge noire qui descend jusqu’aux rebords de ses flancs. La femelle et l’immature oiseau de première année, quant à eux, ont respectivement la gorge blanche avec des stries noires qui remontent à peine sur leur cou. Les femelles possèdent quelques similarités avec les mâles : les joues jaunes et le centre auriculaire verdâtre, le dos couleur olive et le ventre blanc sont des caractéristiques que l’on retrouve chez les deux sexes. À noter, deux barres alaires blanches et une minuscule tache jaune au bas-ventre. Vous voilà fin prêts pour l’identifier !

Malgré le fait que la femelle ne possède pas de gorge noire, il faut garder en tête que l’identification de l’espèce se fait par le mâle, ce qui explique son nom : paruline à gorge noire.

En terminant, je ne peux passer sous silence le chant accrocheur de la paruline à gorge noire, un cri bourdonnant avec des « zzz » dominants,  « zi-zi-zi-zou-zi » ou encore « pis tu dis qu’t’étudies ». Si vous ne pouvez la voir, vous pourrez à tout le moins l’entendre !

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