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Montréal
Vendredi, 01 mars 2024

L’oiseau au sol

Texte et photos de Mario Lefebvre

Grive solitaire
Catharus guttatus
Hermit thrush
Ordre des passériformes
Famille des turdidés

Pour cette 40e chronique d’oiseaux de toutes sortes, c’est avec plaisir que l’on vous présente la grive solitaire, un oiseau qui restera avec nous cet hiver. Certains individus ne trouvant pas de nourriture dans leurs aires de distribution migreront au sud et à l’ouest des États-Unis. L’observation de cet oiseau est un pur bonheur pour l’ornithologue, car il se dépose en douceur au sol ou sur une branche à basse altitude. Toujours ou souvent seule, la grive solitaire se fait discrète et, comme son nom l’indique en français et en anglais, elle agit comme un ermite.

Grive de Bicknell, à dos olive, des bois, fauve ou à joues grises, entre toutes ses cousines, la grive solitaire est la seule à rester parmi nous durant tout l’hiver au Québec. Répandue en Amérique du Nord, la grive solitaire niche dans les forêts de conifères, de feuillus ou d’espèces mélangées, elle est aussi présente dans les parcs et les banlieues et aux lisières des forêts.

La grive solitaire se reconnaît par la couleur châtaine de ses plumes caudales et de son iris noir bordé d’un anneau périoculaire blanc, mince et complet. La livrée de son plumage est gris-brun et son ventre est blanc grivelé de brun foncé, au flanc chamois. Son bec fin et droit est de couleur corne foncée et sa mandibule inférieure est jaunâtre ou rosâtre ; mâle et femelle sont identiques.

Ce passereau timide aimera les sols secs, composés de bois d’épinettes, de sphaignes ou de pins. La grive solitaire se nourrit surtout d’insectes et de baies. Coléoptères, chenilles, criquets, sauterelles, araignées et vers de terre, sont quelques exemples de son menu estival. En hiver, elle profite des fruits laissés aux arbres, figés et gelés, ils représentent une denrée riche et essentielle à leur survie. Sur une des deux images, la grive solitaire s’est ouvert le bec au bon moment pour gober le fruit du sorbier. Voilà qui démontre que déjà en ce début de novembre, cette grive se voit privée d’insectes et opte pour les baies laissées aux arbustes et les fruits ornant les arbres fruitiers.

En conclusion, la grive solitaire possède un comportement particulier et solitaire. Son cri va s’entend « truck » ou « chuck », ou encore « choop », « quit » ou « wit » et autres variantes. Son chant riche et mélodieux comporte une série de phrases claires et musicales et de tonalités différentes. C’est un chant très beau mentionné dans certaines légendes. En période nuptiale, quand la femelle sera au nid, le mâle usera de sa voix claire pour dissuader ses prédateurs. L’ornithologue en moi ouvrira grandes ses oreilles afin de m’égayer de ce chant fabuleux.

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