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Mercredi, 12 juin 2024

Bec et plumes – L’insectivore orangé

Paruline à gorge orangée
Setophaga fusca
Blackburnian warbler

Ordre des passériformes
Famille des parulidés

Texte et photos Mario Lefebvre

À chaque année au printemps, c’est le retour tant attendu des parulines de toutes les couleurs. Au nombre de 18 genres et de 119 espèces, ces petits volatiles égaient nos journées et ce, jusqu’à la fin de l’été. Certaines espèces ne sont que de passage dans nos parcs, cours et jardins. Comme elles migrent en groupe, il est possible d’identifier des espèces plus rares durant ces floppées d’oiseaux, où les individus semblent tous affolés de recommencer une nouvelle nichée.

Paruline à gorge orangée, en voici une qui fait le bonheur de tous les amateurs d’ornithologie. Cette petite paruline possède deux marques distinctes, qui aide l’ornithologue amateur à son identification. Sa gorge flamboyante orangée se voit au premier regard et même dans le brouillard. En deuxième lieu, son œil est entouré d’un triangle noir, communément appelé tache auriculaire, pointant vers le bas, qui se démarque du jaune vif de sa joue qui est difficile à manquer.

La famille des parulidés est une famille exclusive du Nouveau Monde. On trouve ses représentants sur les deux continents américains et jusqu’aux Caraïbes. L’été, la paruline à gorge orangée vit dans les forêts mixtes, souvent juchée au faîte des arbres, à la recherche de nourriture. Le bec fin de la paruline à gorge orangée lui permet de pincer les insectes et les petits arthropodes, qui se cachent au bout des branches. Puisque je suis résident de Verdun, dans une ville où les oiseaux sont omniprésents, j’ai l’occasion de photographier une multitude de passereaux aux alentours. La paruline à gorge orangée femelle a une livrée identique au mâle et à son juvénile. La seule nuance est que les couleurs de la femelle sont plus délavées que chez le mâle, une évidence dans le règne des oiseaux.

Le chant de la paruline à gorge orangée comporte des notes aiguës que l’on peut entendre à partir de la cime des arbres. Ces petits tsi tsi tsi qu’elle pioupioute sont si clairs qu’il est difficile de bien les saisir à l’oreille humaine. En terminant, sachez qu’avec un bon guide, vous passerez des heures de plaisir et de détente à contempler les beaux oiseaux du Québec et de mettre un nom sur ceux-ci… une fois pour toutes.

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