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Montréal
Vendredi, 12 juillet 2024

Bec et plumes – Le rapace fluvial

Balbuzard pêcheur
Pandion haliaetus
Osprey

Ordre des accipitriformes
Famille des pandionidés

Texte et photographies Mario Lefebvre

Dans ce ciel immense au-dessus du fleuve Saint-Laurent, il est possible de voir des oiseaux de proie tel le balbuzard pêcheur en pleine action. Ce rapace diurne s’exécute en plein vol au vu et au su de tous. Le balbuzard pêcheur est un oiseau piscivore et cosmopolite. Contrairement aux oiseaux dits endémiques et ne vivant que dans une région spécifique, le balbuzard pêcheur se retrouve partout sur le globe, à l’exception des pôles.

Le printemps enfin arrivé et sillonnant les berges du fleuve, j’aperçois le balbuzard pêcheur voltigeant dans les airs les yeux rivés sur un poisson. Dans le tumulte des eaux, il parvient à stabiliser sa vision, grâce à l’agilité qu’il possède, de replier ses ailes en faisant du surplace en vol. Lorsqu’il est fin prêt au-dessus de sa proie, il dévale en piqué, les ailes rabattues sur son corps, à une altitude de 50 mètres, brandit ses griffes devant lui et insère celles-ci dans la chair du poisson. Carpes, mulets, tanches, brochets et goujons ne sont que quelques espèces de poissons dont le balbuzard se nourrit. Le balbuzard pêcheur est piscivore à 99 % près ; comme il est présent sur tous les continents, il ingère une grande variété de poissons.

Particulièrement adapté à son régime alimentaire piscivore, le balbuzard pêcheur possède un doigt réversible afin de saisir ses proies. Il possède deux orteils dirigés vers l’avant et deux orteils dirigés vers l’arrière. En plus, il peut à volonté fermer ses narines pour les rendre étanches lorsqu’il plonge à l’eau pour cueillir son poisson. L’intérieur de ses pattes est muni de coussinets rendus rugueux par des écailles orientées vers l’arrière, qui l’aident à saisir ses proies glissantes. De ses serres pointues, il noie sa proie à petit feu. Émergeant de l’eau à grand battement d’ailes, il prend son envol, tête devant, l’aidant dans son aérodynamisme. À l’occasion, le balbuzard pêcheur a les yeux plus grands que la panse et devient victime de ses grandes ambitions. Lorsqu’il tient de ses serres puissantes, il doit submerger son corps totalement, n’ayant que la tête hors de l’eau.

Le balbuzard pêcheur s’agite en eaux douces, aux limites des eaux saumâtres. Dans les lacs, les rivières, les fleuves, et partout où les eaux sont peu profondes, le balbuzard pêcheur aire et niche près de ses côtes en quête de nourriture.

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