18.6 C
Montréal
Samedi, 22 juin 2024

Bec et plumes — L’aile d’estorlet

Sterne pierregarin
Sterna hirundo
Common tern

Ordre des charadriiformes
Famille des laridés

Texte et photos Mario Lefebvre

Dans les eaux tumultueuses de notre magnifique fleuve Saint-Laurent, la sterne pierregarin défie le courant. Avec ses longues ailes effilées, elle vole en rase-mottes au-dessus de l’eau à la recherche d’un poisson. Quand elle aperçoit un alevin, elle plonge en piqué vers sa proie. La semaine dernière, j’ai assisté à ce spectacle accroupi, prenant quelques clichés. Mon rêve était un peu fou : de penser que j’allais obtenir une photo claire et nette de la sterne pierregarin en plein vol ! Émerveillé par le résultat, je vous présente la grâce et la volupté.

La sterne pierregarin est aussi appelée hirondelle de mer, d’estorlet et goéland. Ces noms sont restés dans les mœurs de tous, car ce n’est que récemment qu’elle a pris le nom qu’elle porte aujourd’hui.

Elle se nomme ainsi en référence aux nichoirs pierreux dont elle se sert le long des zones côtières. Bien qu’elle se retrouve aussi à l’intérieur des terres, la sterne pierregarin visite nos plans d’eaux d’avril à septembre, et ce, partout sur le territoire nord-américain. L’hiver, elle migre et elle se perd dans des pays lointains. Il s’agit d’un oiseau possédant une aire de répartition très vaste et étendue. En France, le long de la Loire, dans les Caraïbes, en Australie, et jusqu’en Nouvelle-Guinée, la sterne pierregarin montre sa beauté.

Distincte pour son bec et ses pattes orangées, une calotte noire marquée sur sa tête et une livrée blanche cendrée. Nous avons la chance d’admirer la sterne pierregarin, puisqu’une colonie de sternes, soit environ une trentaine de couples, nidifient sur l’Île aux chèvres, à un jet de pierre… de nos maisons. 

Abonnez-vous au magazine Explore

Chaque dimanche matin, recevez la revue des actualités de la semaine sous forme de magazine

Articles récents

Vos entreprises

spot_img