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Vendredi, 01 mars 2024

L’aile enneigée

Sizerin flammé
Acanthis flammea
Common redpoll
Ordre des passeriformes
Famille des fringillidés

Texte et photos Mario Lefebvre

Dans cette chronique portant sur l’ornithologie, je mettrai en valeur la description de ce beau petit plumeau, le Sizerin flammé. Ce fringillidé aux couleurs rougeâtre est particulier pour cette tache rouge magenta qu’il possède sur le front et la tête. Pour accentuer ce rouge flammé, il possède une tache noire dans le haut et le bas de son bec, celui-ci est court, trapu et jaune. Sur sa poitrine blanchâtre, on remarque du rouge en strie qui descend sur son ventre quelque peu rayé, de couleur brunâtre.

Cet oiseau typiquement nordique vit au Canada dans la taïga ainsi que dans la toundra et se retrouve un peu partout au Québec et en Amérique du Nord. Il est visible en période de déplacement en Alaska, sur les côtes du Groenland et de l’Islande. Le sizerin flammé descend au deux-tiers des États-Unis.

Pour habitat, le sizerin flammé niche dans les grands arbres tels les bouleaux, les conifères et autres feuillus. Les buissons constituent à attirer ce passereau qui peut se retrouver au sol en quête de nourriture. Son régime alimentaire se résume aux graines et aux insectes. Dans les grains qu’il choppe par terre ou dans les arbres, nous regroupons aussi les baies, les bourgeons et les fruits de toutes sortes. Ne pesant qu’une quinzaine de gramme et d’une longueur comprise entre onze et quinze centimètres, le sizerin flammé n’est pas plus gros qu’un moineau domestique, mais sa forme est plus élancée et découpée.

Sizerin flammé ou tarin des saules, voici deux espèces au comportement similaire. Suspendu et accroché aux branches gorgées de fruits, le sizerin flammé prend des poses acrobatiques afin de rejoindre son butin. En période nuptiale, il se place face à la femelle, déploie sa queue et bat des ailes au-dessus du dos, et se prosterne tête baissée devant celle qu’il convoite pour exhiber le rouge en flamme de sa couronne. Notons que le mâle est plus coloré que la femelle en tout temps chez nos amis les oiseaux, exception faite ; le martin-pêcheur, dont la couleur est plus intense chez la femelle.

L’émerveillement a été rand d’avoir eu la chance d’identifier un oiseau tel que le sizerin flammé. En apprenant et en pratiquant la photographie des oiseaux, je découvre des spécimens assez rares, tout en étant dans des milieux urbains. Pour discuter et en apprendre davantage sur l’ornithologie, je partage mes découvertes avec ma sœur Louise, l’ainée de la famille. Quelle ne fut pas sa surprise de voir une photo du sizerin flammé en « ville » qui, à ses dires, se pointe rarement le bout du nez dans son bled en région rurale.

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